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Elodie : « C’est difficile tout court d’organiser une course ! »

Salut Elodie ! Discrète, tu es chez les TEE depuis le tout début ! Est ce que tu peux te présenter rapidement?
Je suis née à Bourg St Maurice, en Savoie. J’ai fait des études de psycho à Chambéry, Grenoble  puis Toulouse. Ensuite je suis partie 8 mois faire le tour du monde. A mon retour, j’ai trouvé un poste de psychologue à Cannes. Aujourd’hui je ne fais plus que le libéral dans un cabinet à Nice. Et j’habite depuis décembre dernier dans l’arrière-pays niçois, dans la vallée de la Vésubie, tout près du Mercantour.

Tu nous racontes comment tu as plongé dans le Trail?
J’ai commencé le trail en 2011 quand j’étais encore en Savoie. Je faisais de la rando depuis que j’étais toute petite avec mes parents. Je m’étais mise à courir pendant mes études, souvent avec ma sœur qui faisait du cross. C’est donc assez naturellement qu’on s’est mises au trail.

Mais plusieurs choses nous ont vraiment motivées : l’UTMB et la 6000D à côté de chez nous, de plus en plus connues, le fait que je sois bénévole sur des Raids aventures, et notre demi-frère, guide de haute-montagne, qui a encadré Kilian Jornet sur son record sur le GR20.

Notre premier trail a été l’Altispeed à Val d’Isère (32km, 2500m de dénivelée). On a adoré !
Du coup quand je suis arrivée dans les Alpes Maritimes, j’ai été trop contente de voir qu’ici aussi il y a plein de trails ! Aujourd’hui je suis au Vésubie Trail Club  : je suis venue vivre dans la vallée en partie pour me rapprocher des membres du club et de nos spots. Je me suis mise à l’ultra en 2014 avec la TDS et c’est ce que j’aime le plus. Depuis j’en fais un par an et mon objectif est le Tor des Géants.

Tu nous racontes ta plus belle galère en trail? Et ton plus beau moment?

L’UTMB l’an dernier a été plutôt difficile, car j’ai eu un problème de chaussures dès le début qui fait que je suis arrivée à Courmayeur avec de fortes douleurs et des ampoules, qui m’ont poursuivie jusqu’à la fin, et bien ralentie, surtout avec mes deux passages chez les podologues !

J’y ai du coup passé 2 nuits, et la 2ème a été difficile, surtout au lever du jour où j’ai eu des hallucinations. Je me rendais compte au bout de quelques secondes que ce que je voyais était faux (des gens qui pique-nique sur le bord du chemin, un photographe,…) et ça me faisait bien flipper.

Mais l’UTMB m’a fait aussi vivre des moments parmi mes plus beaux. Quand je suis arrivée à l’Arête du Mont Favre, au lever du soleil, avec une mer de nuage sous le Mont-Blanc, c’était tellement beau !

Et quand j’ai franchi la ligne d’arrivée, avec mon chéri et mes parents qui m’attendaient, c’était vraiment émouvant. Ils étaient là aussi en 2015 quand j’ai terminée l’Ultra-Trail Côte d’Azur Mercantour, 2e femme ! Et toi aussi d’ailleurs Isa, ça m’a trop aidée quand tu as fait les derniers mètres avec moi !

 

Aujourd’hui, tu organises une course avec ta soeur, tu veux nous en parler un peu plus? Est-ce difficile en tant que femme d’organiser une course?

C’est difficile tout court d’organiser une course !
En fait il y a un parcours qu’on adore avec ma sœur à Bourg St Maurice : la montée au Fort 2000, parfaite pour un KV. On en a parlé à des personnes qui pourraient l’organiser. Mais comme rien n’était fait, et comme il n’y avait aucun trail organisé à Bourg St Maurice alors qu’il y en a dans toutes les autres communes de la vallée et des vallées autour, on a décidé de se lancer dans l’aventure ! L’an dernier on a donc organisé la première édition du Kilomètre Vertical des Forts.

On a bien galéré car on n’a pas eu d’aide de la mairie. Mais heureusement on connaît (ou plutôt, notre père connaît) du monde à Bourg St Maurice qui a pu nous aider.

 

Cette année on a voulu ajouter deux parcours de trail : un court mais intense (8,5km, 700m de dénivelée) et un plus long mais plus roulant (25km, 1500m de dénivelée), qui passent tous deux dans les villages de la commune et où on a l’habitude de s’entraîner. Cette année la mairie nous soutient, ainsi que nos sponsors de l’an dernier et de nouveaux. C’est donc plus facile même si ça demande beaucoup de temps et d’implication. Mais quand les coureurs sont contents, c’est tellement gratifiant !

J’avais envie que les TEE puissent bénéficier d’une réduction, et je serai plus qu’heureuse de les voir sur ma course ! Ainsi, je vous propose une réduction de 20%, soit :
– Le Kilomètre Vertical des Forts (4km, 1000m de déniv) à 18€ au lieu de 20€
– La Grimpette à Grandville (8,5km, 700m de déniv)  à 12€ au lieu de 15€
– Les Balcons de la Haute-Tarentaise (25km, 1500m de déniv) à 20€ au lieu de 25€

Pour bénéficier de la réduction, il faut remplir ce bulletin d’inscription et l’envoyer par courrier avec un chèque ou par mail (voici le RIB pour le virement).

Site internet de la course : https://bouquetinstraileursbsm.wordpress.com/

 

Un petit mot pour la fin?

Si tout se passe bien cette année, on essaiera l’an prochain d’ajouter encore une distance, plus longue, d’au moins 50km. On l’appellera le Trail des Etagnes, étagne étant le nom de la femelle bouquetin. Pour faire référence à la montagne, au nom de notre association (les Bouquetins Traileurs de Bourg St Maurice) et aux filles, en donnant un nom féminin à la course la plus longue.

Parce que ça m’énerve de voir des courses spéciales filles toujours plus courtes, comme si nous n’étions pas capables de faire autant que les hommes. Alors que notre force est justement l’endurance et le mental, indispensable sur du long. Je suis ravie de voir qu’on est de plus en plus nombreuses à faire du trail et de l’ultra. Donc j’espère vous voir nombreuses à nos trails, les filles !

Mélanie : « J’ai eu envie de partager ma passion et de parler de sujets classiques en montagne comme la prise de risque »

Coucou Mélanie, est-ce que tu peux te présenter rapidement ?
Je m’appelle Mélanie, j’ai 39 ans et je viens de sortir mon premier roman : une fiction qui se déroule à Chamonix, dans le milieu du trail running.
C’est la rencontre d’un français champion de trail et de freeride, et d’une sociologue américaine qui travaille sur les sports à risques en montagne. Elle s’initie au trail, jusqu’à courir un ultra.

 

Bon et du coup, je suppose que tu es toi même une traileuse? Tu nous racontes un peu?
J’ai découvert le trail il y a huit ans, en accompagnant mon mari sur des ultra-trails. J’étais enceinte à l’époque, et je me suis mise à courir un an plus tard. J’ai commencé sur route, puis je suis partie sur les chemins, seule en montagne, et j’ai eu un coup de foudre pour ce sport. Par contre je n’ai jamais ressenti le besoin de m’inscrire sur une compétition, surtout que j’ai rapidement été absorbée par l’écriture de mon roman. Mais cela pourrait changer…

 

Ah? Tu penses t’inscrire à une course ?
Quand je lis toutes les publications dans les groupes de traileurs comme Trail entre elles, celame donne envie et je me rends compte que tout est possible, chacun à son niveau, et qu’il existe des courses de moins de 80Km, ce que j’avais fini par oublier en écrivant le roman… Mais il se trouve que j’ai eu mon deuxième enfant en 2016, et quand j’ai voulu reprendre la course cette année, le corps n’a pas suivi. C’est en train de revenir, mais il fallait trouver les bons traitements et se donner le temps.

 

Ton roman « Et si tout s’arrêtait là ? » vient de paraître aux Editions Glénat. Qu’est-ce qui t’a donné envie de l’écrire?
En 2013, j’ai eu un accident en snowboard, seule en hors-piste. J’ai fini à l’hôpital avec une semaine d’arrêt de travail… C’est à ce moment-là que l’idée de l’écriture s’est imposée. Les personnages me sont venus tout de suite, avec un parti pris pour un point de vue féminin, assez rare dans la littérature de montagne, même si c’est en train de changer.

J’ai eu envie de partager ma passion et de parler de sujets classiques en montagne comme la prise de risque. Et rapidement mon fil rouge a été le thème de la liberté et de l’émancipation : libération des pressions parentales, découverte de son corps par le sport, mais aussi par le sexe… On me demande souvent si j’assume d’avoir mis des scènes de sexe, la réponse est oui ! 

 

Et du coup, où peut-on trouver ton roman ?
Il est en vente dans les librairies et les magasins de sport au rayon livres de montagne. On letrouve à Cultura et à la Fnac avec les récits de voyages.

Et il peut être commandé dans n’importe quelle librairie de France, ou sur internet. J’ai mis les liens sur mon site www.melanievalier.com ou sur ma page Facebook Mélanie Valier – Auteur.

 

Un petit mot pour la fin?
Faites-vous plaisir en courant, sentez vous libres, et lisez mon livre car il donne encore plus envie de courir 😉

Laurianne et son projet : « J’irai courir pour vous »

Salut Laurianne ! Bloggeuse, tu racontes tes aventures sur ta page « Les tribulations d’un Escargot de Trail ». Du coup on avait envie de mieux te connaitre. Tu nous racontes un peu qui tu es ?
Je m’appelle Laurianne, et j’ai 32 ans. J’ai longtemps cherché ma voie et usé les bancs de l’école. Il faut dire que j’adore étudier – malgré une handicapante mémoire de poisson rouge – et tout me passionne : fac de japonais, école de photo, pompier volontaire, un (très court) passage en histoire de l’art et lettres moderne, avant de trouver enfin ma vocation : infirmière!

J’ai travaillé auprès de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer pendant deux ans, avant de démissionner et de m’accorder une année sabbatique, notamment pour réaliser un projet cher à mon coeur.

En dehors du travail, beaucoup de lectures diverses et variées, une tendance à aller vers un mode de vie plus simple et plus respectueux de la nature, des musées, les amis, la famille, et bien sûr… le trail !

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Comment tu as commencé le Trail? Ca fait longtemps?
J’ai commencé à courir à 25 ans, pour devenir pompier (il fallait être sportif apparement, quelle drôle d’idée ! ). La progression a été douloureuse et lente, mais ensuite le virus ne m’a plus quitté. J’ai commencé par la route, par le marathon de Toulouse pour être exacte : cela faisait trois mois que je courais, ce n’est donc pas l’experience la plus agréable de mon petit parcours de coureuse. J’ai ensuite poursuivi avec des semi-marathon, type d’épreuve que j’affectionne encore.

Il y a quatre ans, un ami m’a proposé de participer à l’Impératrice, un trail de 10 km en forêt de Fontainebleau. Cela a été un véritable coup de foudre. Je me suis demandé pourquoi j’avais perdu autant de temps sur la route alors que de somptueux sentiers m’attendaient en forêt.

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J’ai également réalisé que les longues distances, impossibles en route car trop contraignantes pour mes genoux, me tendaient les bras… j’ai donc augmenté progressivement les distances, et pour l’instant ma plus longue est le trail de Sens, environ 60 km. J’ai encore l’intention d’augmenter, jusqu’à l’ultra, avec le rêve fou de finir un jour la Diagonale des Fous.

Mais si j’arrive à courir longtemps… je n’en cours pas moins très lentement ! A tel point que je me suis auto-proclamée Escargot. Ma façon de vivre les trails est toute particulière; je n’aime pas me faire mal donc j’y vais à mon rythme, je n’hésite pas à m’arrêter pour prendre des photos, discuter avec les bénévoles, envoyer quelques messages à mes amis… Résultat, je finis souvent dans les derniers, voire dernière, quand je ne me fais pas éliminer sur les barrières horaires !

Mais je finis toujours mes courses avec un grand sourire et en prenant beaucoup de plaisir.

 

Je suis sure que tu as une super anecdote pour nous ! Tu nous raconte?
Une anecdote? Je faisais utrail-entre-elles-stage-calanques-093626n trail de nuit à Buthiers. Rapidement, je me retrouve seule, et très probablement dernière. Je vous laisse imaginer l’ambiance; il fait nuit noire, je suis seule, en pleine forêt, avec des bruits étranges aux alentours, aucun autre coureur en vue et seul le balisage me tient compagnie.

Vers le sixième kilomètre, le trail emprunte un trajet des plus sympathiques: il faut se glisser sous les rochers et ramper dans une grotte sur environ deux cent mètres… le plafond est tellement bas qu’il est impossible de progresser autrement qu’allongé ! Vaille que vaille, centimètre par centimètre, en priant pour ne pas me faire manger par une bestiole quelconque et ne pas avoir raté la sortie, je finis par sortir de la grotte.

Je termine la course, et fait part de mon étonnement à mes amis qui l’ont également courue :
« Tout de même, le coup de la grotte en pleine nuit, pas génial! »
« Quelle grotte Laurianne? »
Oui. Vous avez bien compris. Je suis passée dans une grotte effrayante, j’ai perdu 15 minutes, j’ai vécu de longues minutes d’angoisse… pour rien! Je m’étais simplement trompé de chemin!

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Aujourd’hui tu as un magnifique projet, tu veux nous en parler un peu plus?

Avec grand plaisir!trail-entre-elles-stage-calanques-5

En 2011, ma tante Marie-Sylvie, dont j’étais très proche, a été diagnostiquée porteuse de la maladie de Charcot ou sclérose latérale amyotrophique. C’est une maladie neurodégénérative qui atteint progressivement les neurones chargés d’envoyer les informations du cerveau jusqu’aux muscles, entraînant une paralysie progressive, jusqu’au décès.

Ma tante s’est éteinte en 2015, après de longues années de combat, mais toujours en gardant son humour et sa joie.

J’ai toujours eu envie de faire quelque chose pour cette cause. Et puis cette année, l’idée, puis l’occasion et enfin les moyens se sont présentés.

J’ai eu envie d’agir à mon échelle, en faisant ce que je sais faire de mieux: courir.

J’ai donc décidé de lancer un projet un peu fou et ambitieux: aller courir une semaine dans chaque région de France pour sensibiliser à la maladie et récolter des dons pour l’ARSLA, une association qui s’occupe à la fois de la recherche et d’aider les personnes atteintes de la maladie de Charcot.

Le but est triple; récolter des dons, découvrir la France, et rencontrer de nouvelles personnes.
Chaque rencontre sera ensuite « croquée » sur le site internet, illustrée par des photos, relayée sur ma page FB et sur la page des TEE, et filmée tout au long de ce Tour de France un peu particulier.
Le projet commence au 27 mars et se termine le 25 juin. 13 régions, 13 semaines pour lutter contre la maladie de Charcot, voilà l’objectif!

J’ai donc sollicité l’aide aux TEE (Trail entre Elles) : le projet a eu un accueil très chaleureux; j’en suis encore étonnée et émerveillée. Sans elles rien ne serait possible… mais l’aventure, et le travail, ne fait que commencer! Je voulais en profiter une nouvelle fois pour les remercier… elles sont formidables !

Un petit mot pour la fin?
Je suis en train d’organiser tous les plans de route et je n’ai qu’une chose à dire: pourquoi n’ai je pas été plus attentive en cours de Géographie française??

Suivre Laurianne sur sa page FB : https://www.facebook.com/escargotdetrail
Le site WEB : www.courirpourvous.com
Pour faire un don: https://www.helloasso.com/utilisateurs/viautour-laurianne/collectes/j-irai-courir-pour-vous

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Malhy : « On dit qu’internet éloigne les gens des uns des autres. TEE est tout l’inverse. »

Salut Malhy ! Bienvenue parmi les TEE. Tu nous racontes un peu ton histoire?

J’ai 44 ans, mariée, 3 enfants. J’ai quitté ma Bretagne quand je suis tombée follement amoureuses des montagnes des Hautes-Alpes…entre autre !  Je suis une passionnée de la Vie. J’ai besoin de grands et beaux espaces, de soleil et de sport et c’est pour cela que j’ai quitté ma profession (éducatrice spécialisée dans les prisons pour mineurs), pour enfin assouvir un vieux rêve : la photographie, animalière principalement. Je suis en montagne du matin au soir à crapahuter, je lis et j’écris beaucoup.
Pour moi le sport et les livres sont synonymes de liberté. Ma plus grande force est le soutien inconditionnel de ma famille, leur amour me porte loin.

 

Tu nous racontes tes débuts en Trail?
Depuis toute petite, le sport fait parti de moi, j’en ai besoin. Aïkido pendant 20 ans, VTT, surf, planche à voile et courses. En Bretagne j’ai participé à beaucoup de cross, marathons, surtout celui du Mont Saint-Michel. Quand je suis arrivée dans les montagnes, je suis partie courir avec mon meilleur ami et ici rien n’est plat, ce n’est que du dénivelé. Le début d’une histoire d’amour  avec le trail, qui commence gentiment avant de devenir passionnelle.

Mais finalement, je m’y suis mise véritablement il y 6 mois après mon « accident ». Ca a été ma meilleure thérapie. Aujourd’hui le trail est comme un ami d’enfance, il provoque des bonheurs simples et entiers, je lui confie mes joies, mes peines et il se charge de tout remettre d’aplomb….. Mon bras gauche a perdu 80% de ses capacités et le trail me permet de me dépasser entièrement, dans des sites extraordinaires. Je cours au minimum 3 fois par semaines, gère mon alimentation et j’ai une super excuse pour m’acheter de belles baskets !!!! J’aime tellement les baskets…..

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On aime bien les anecdotes croustillants ici, et je suis sure que tu en as un pour nous :
Avec mon meilleur ami, nous sommes partis trottiner direction le glacier des violettes à Pelvoux, au printemps. Sentiers très étroits, d’un côté la paroi, de l’autre le vide. Ludo est 3 mètres devant. Je suis bien, je gère…jusqu’au moment où une marmotte se fige devant moi, sur ses pattes arrières ! Alors je vais sûrement casser le mythe de la marmotte mais…une marmotte n’est mignonne que sur les cartes postales et en peluche. C’est gros et grand une marmotte. Et quand elle vit dans un site très touristique, elle sait que le touriste a de la bouffe dans son sac. Donc me voilà coincée face à une marmotte affamée, qui bouche le passage et reste impassible face à mes menaces. J’appelle Ludo qui évidemment explose de rire face à la scène : « elle a faim », me dit -il, « mais ne la nourrie pas, c’est dangereux pour sa santé »…… ok ! Moi j’ai l’impression que la grosse moumoute lorgne la poche dans laquelle je cache une barre de céréale. Je tente de passer….la marmotte démarre à mes trousses et nous pourchasse ! On s’enfuie à toutes jambes ! Mon pote me hurle : « Jette lui ta barre de céréales !! « , je lui réponds :  « ben faudrait savoir »….. « jette lui bordel !!!! »

J’ai lancé ma barre de céréales à la marmotte racketteuse. Nous n’avons pas atteint le glacier tellement nous avons cramé nos ressources à fuir la peluche délinquante. Moi je vous le dis, la marmotte ne met pas le chocolat dans le papier d’alu…elle retire la barre de céréales du papier sulfu.

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Aujourd’hui tu as un super projet ! Tu nous en parles un peu plus?

Quand j’ai rejoint la grande famille TEE, j’ai survolé la page Facebook et puis je suis allée sur le blog que j’ai lu de fond en comble. Je suis tombée sous le charme !  J’ai découvert des femmes attachantes. Pour certaines le coup de coeur a été immédiat pour maintes raisons humaines.

On dit qu’internet éloigne les gens des uns des autres. TEE est tout l’inverse.

Chacune a sa progression dans la pratique du trail mais toutes viennent partager bien plus que des conseils techniques au sein du groupe. A travers l’humour, la complicité, la compréhension et la tolérance, les filles se motivent, s’entraident, se soutiennent. Je n’ai pas souvenir d’avoir croiser cette osmose depuis le siècle dernier !

J’attendais depuis longtemps qu’un sujet de livre vienne me coller la chaire de poule, me passionne, pour me remettre à l’écriture. Le déclic est venu le week-end du stage aux Calanques. Nous étions à Marseille, ma Moitié et moi, et j’avais tellement envie d’aller shooter le groupe…. immortaliser cette complicité, cette joie de vivre…. Quand un sujet de photo me tend à ce point, c’est qu’il y a quelque chose derrière. J’ai eu tout le temps d’y réfléchir pendant le trajet du retour.

Derrière mes blagues idiotes et mes licornes se cache un coeur gros comme ça. J’aime les gens vrais, j’admire ces personnes qui ont choisis de VIVRE pleinement en dépit de tout et qui mènent de front mille vies….Ces personnes sont des femmes (comme toujours !!!). Et si c’est grâce à la magie du Trail alors je souhaite mettre en lumière ces destins au travers de photos et de textes. Un hommage, en ces temps d’intolérances et de retour à des préceptes archaïques, à la femme d’aujourd’hui qui n’a besoin que d’elle même pour être heureuse.

Malhy a lancé un appel sur le groupe  Facebook aux TEE souhaitent l’aider dans son projet, vous trouverez les infos ICI

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Un petit mot sur les licornes avant de se quitter?
Les licornes (rires)
Ce n’est pas tant l’animal magnifique, majestueux et mystique, qu’il faut retenir (surtout pas).. C’est le concept déjanté de la bestiole. La licorne représente le grain de folie monumentale qui se balade en moi depuis que je suis venue au monde. J’ai grandit baignée par les légendes celtes et quitte à choisir un animal totem, je préfère la licorne à un troll. Le canular a pris plus d’ampleur quand certaines filles ont fait leur coming out licornes sur TEE .

Un petit mot sans licorne pour la fin?
Le mot de la fin est pour toi Isa. Je te remercie infiniment d’avoir eu l’idée de ce groupe. A mon avis c’est la meilleure création sur le plan humain qui s’est fait depuis la création de la peluche. Aller rejoindre les membre de TEE le soir après la journée de boulot c’est toujours joyeux moelleux !
Je voulais aussi remercier les filles qui s’investissent à la création de ce bouquin. Elles se livrent à moi sans forcément me connaitre, c’est très fort émotionnellement. Je suis vraiment très touchée par leur confiance.

 

Sylvie, « Nous seul pouvons prendre des décisions, se battre pour obtenir ce que l’on veut »

Salut Sylvie et bienvenue chez les TEE ! Tu nous racontes un peu ton histoire?
Je m’appelle Sylvie Charlet, j’ai 45 ans et je suis maman d’une adorable merveilleuse ado de 16 ans !
Mon fauteuil, c’est mon bolide à quatre roues. Je me suis retrouvée dessus il y a plus de quatre ans suite à trois maladies génétiques. Je souffre aujourd’hui d’une Fibromyalgie (totalité du corps). S’ajoute à cela une maladie qui touche mes os, une coxarthrose, une dysplasie des deux hanches, ainsi que des tendinites chroniques, de l’arthrose dans tout le corps, un décollement du grand muscle dentelé,  en prime un souci veineux, et au cœur (je prend un cachet pour réguler mon rythme cardiaque depuis l’âge de 25 ans)…
Tout cela m’a valu à ce jour 24 opérations diverses (colonne, genoux, épaules, hanches, etc…).

Je ne suis pas paralysée, je n’arrive simplement plus à tenir debout plus de 5 minutes : cela me demande une grande concentration et beaucoup de volonté pour influer le maximum d’énergie vers mes cuisses afin de mettre un pied devant l’autre.

Aujourd’hui tu fais des courses? Tu veux nous parler de tes plus belles réussites?
Bon nombre de personnes pratiquent le sport qu’elles désirent, « les valides ».
Je ne fais pas partie de celles là, non pas parce que je n’aime pas le sport, bien au contraire je l’aime depuis toujours, et je l’aimerai à vie. Je fais partie de ces personnes à mobilité réduite qui pratiquent du Handi-Sport…

14971923_332190543807001_130104966_n-1Mes buts, mes rêves, ont pris du temps, de la réflexion, de l’organisation, mais également une concertation mûrement réfléchie avec le corps médical, mes chirurgiens, mon docteur : sans leurs accords rien n’aurait été possible. Il m’aura fallut plusieurs mois pour y réfléchir, laisser l’envie mûrir, pour lancer mes premiers projets que je réalise au mieux en fonction des aléas que m’impose mon état de santé.

 

Ma plus grande réussite sportive à ce jour, c’est d’avoir eu la chance inespéré de participer à La Guadarun (Trail des Iles en Guadeloupe) : 6 iles à traverser, 150 km à parcourir. Cela dit, je n’ai pu en faire qu’une partie, moins de 100 km cette année, mais je compte bien faire la totalité l’an prochain ! Un moment magique entre la course, la découverte du pays et de sa culture, les gens qui sont d’une infime gentillesse : une sacré aventure hors norme à vivre une fois au moins dans sa vie !

Bref c’était mon rêve quand j’étais valide. Je l’ai fait en fauteuil roulant et cela a pris un tout autre sens : plus merveilleux, inoubliable dans mon coeur, dans mon esprit.. et la satisfaction de se dire que je l’ai fait, j’y suis arrivée comme les autres participants !

 

Ma pire galère, forcément c’est mon fauteuil qui n’est pas adapté et avec lequel je m’esquinte régulièrement les bras, les mains, les épaules… Imagine toi devoir faire avancer 15 kg (pour le fauteuil), plus mon poids 46 kg, le tout à la force des bras. Avec des roues qui ne vont pas partout, le moindre petit obstacles deviens un défi : comme un trottoir, un caillou, un trou sur une route, prendre un ascenseur, se retrouver devant les magasins sans y avoir l’accès, un immeuble avec des escaliers,  etc…

Le fauteuil que j’ai est un modèle utilisé dans les hôpitaux ou les maisons de retraite, mais en aucun cas un pour aller à l’extérieur. L’état nous octroie de très petites aides pour financer un fauteuil roulant. Pour le moment tous mes dossiers de demandes d’aides sont refusés !

Les galères, c’est aussi le comportement humain : les réflexions que l’on peut se prendre au quotidien, les regards, le mépris des gens, etc..
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Un mot pour la fin?
14997147_332190277140361_1159891572_nDans la vie tout n’est pas rose.
Certains auront une vie tranquille, d’autres auront une vie de folie. Certains auront la chance de ne jamais être malade, tandis que d’autres devront affronter parfois des maladies bénignes, incurables, voire irréversibles, évolutives et se battre le reste de leur vie. Que se soit pour notre vie professionnelle, ou sentimentale, nous seul pouvons prendre des décisions. Se battre pour obtenir ce que l’on veut, évoluer, avancer… Ou rester là, tels de petits soldats, des automates.
Nous avons également tous des objectifs, des buts, des envies, des rêves plus ou moins fous… Durant notre vie, on en réalisera certains, d’autres non. Tout dépend une fois de plus de nous.
Soit on y croit et on fait tout pour réaliser nos projets, nos rêves…
Soit on laisse passer sa vie au risque un jour de se réveiller avec des regrets !

Si vous voulez suivre les aventures de Sylvie : https://www.leetchi.com/c/projets-de-charlet-sylvie

Chris : « J’essayais d’effacer ma souffrance, ma tristesse et mon mal de vivre à chaque foulée. »

Salut « Kiki Valou », estphoto 5 ce que tu peux te présenter rapidement?

Je m’appelle Chris PETITJEAN et j’ai 33 ans. Originaire de Saône et Loire (Bourgogne),  j’habite actuellement en région parisienne (Yvelines) et travaille sur Versailles.

Je ne suis pas douée pour l’écriture donc je vous fais confiance pour votre indulgence sur les fautes et phrases mal construites. En tout cas, j’espère que ces confidences vont pouvoir aider et donner espoir.

 

 

Tu nous racontes un pephoto 4u ton parcours?
J’ai commencé la course à pied à 12 ans, j’adorais courir ce qui était bizarre à mon âge et mon époque : cela me différenciait des autres. On me prenait pour une extraterrestre mais cela ne me dérangeait pas car la course à pied faisait partie de moi et me faisait sentir vivante.
Au lycée, je suis donc rentrée en sport étude athlétisme et c’était merveilleux… jusqu’au jour où je me suis blessée lors d’une compétition ! On m’a diagnostiqué un problème de tendons d’Achille : bref j’ai dû arrêter la course à pied et la descente aux enfers a commencé pour moi alors que je n’avais que 17 ans.
Sans course à pied, je n’avais goût à rien, je n’avais envie de rien faire, de voir personne, et petit à petit j’ai glissé d’une petite dépression à une grave dépression qui m’a conduit à l’anorexie. Durant 6 ans, j’ai perdu du poids et je me suis battue en même temps pour rester en vie. J’avais des souffrances horribles chaque jour. J’avais l’impression que je ne m’en sortirais jamais.

Puis un jour, en rphoto 3 (1)egardant des photos, j’ai eu peur et je me suis dis qu’il fallait que je reprenne une vie normale : la course à pied. Au départ, je ne courais que 5 minutes. J’avais perdu tous mes muscles et c’était très douloureux ! Mais la douleur que j’avais en courant s’effaçait une fois le footing fini. Je commençais à avoir quelques instants de bonheur, ce qui ne m’était pas arrivé depuis longtemps. Je ne sais pas comment exprimer cette sensation que me procurait ce mini footing que j’effectuais au fil des jours de plus en plus fréquemment. J’avais tellement de questions : Pourquoi l’arrêt de la course à pied m’a conduit à la dépression ? Comment la reprise de la course à pied va me guérir de la dépression ? Pourquoi dépression et course à pied sont tant liées ?

En courant, j’avais l’impression de me sentir libre, forte, et que rien ne pouvait m’arrêter. Que toutes ces douleurs mentales et physiques que j’avais accumulé disparaissaient le temps d’un footing.

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La dépression est la pire des maladies je trouve car ca ronge de l’intérieur. Pouvoir s’en échapper prend énormément de temps mais la volonté de s’en sortir est plus forte. Le fait d’avoir repris la course à pied me donnait de l’espoir.

Je suis passée par des phases où ca n’allait pas, ou je n’avais pas envie d’aller courir et je retombais dedans directe, j’avais envie de rien faire, de voir personne. J’ai perdu beaucoup d’amis et je pense que beaucoup de mes amis ne m’ont toujours pas comprise.

Là ou la course à pied a été bénéfique c’est que je me sentais mieux et bien dans mon corps. A partir de là j’étais plus avenante avec les gens.

J’essayais d’effacer ma souffrance, ma tristesse et mon mal de vivre à chaque foulée.

 

Aujourd’hui, tu es une vraie Traileuse : tu nous racontes comment tu t’en es sortie?
Toute cette souffrance a duré environ 6 ans. Cette envie de rien, de ne plus exister…

La course à pied m a sauvé petit à petit.  J’ai commencé à me sentir mieux, à me sentir libre, à me sentir un avec mon corps. C’est un peu un sentiment indescriptible. Mais cet épisode marque à jamais et nous rend certainement bien plus fort que les autres car s’être battu tant d’années avec soit même nous permet de nous forger un caractère, une raison de vivre.
Bref j’ai senti que j’étais enfin libérée quand j’ai fais les 20km de Paris en 2011. Entre rires et douleurs, j’ai fini et la sensation que j’éprouvais était merveilleuse.

Mon corps me remerciait.photo 1 (3)

A partir de là, je me suis entraînée un peu plus et je me suis inscrite à quelques courses de temps en temps. J’avais l’impression de grandir, d’apprendre encore des choses sur moi et d’écouter mon corps.

En 2013 je me suis mise au trail et j’étais merveilleusement bien, en osmose avec mon corps.

Du coup j’ai décidé de m’inscrire au marathon de Rome en mars 2014 et le marathon du Mont Blanc en juin 2014. Tout me souriait. J’avais vaincu !!

Jusqu’au jour où tout (re)bascula ! Et c’est la que je me dis que la dépression est terrible car elle est longue à partir mais si simple à revenir… Une descente aux enfers m’attendait : après plusieurs examens et épisodes douloureux, j’appris fin décembre que je devais me faire opérer du col de l’utérus.
Tellement de questions me hantaient alors  : mais quand vais je pouvoir courir suite à cette opération? Comment vais-je faire ? Vais-je reperdre tous mes muscles? Je ne veux pas revivre l’horreur? Vais-je un jour avoir un enfant? Mais comment vais-je faire pour courir?

Bref la panique m’envahit et le mal être revient.

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Suite à l’opération, j’ai eu des examens pour voir si le cancer était encore la. Mais pendant tout ce temps mes seules questions devant le chirurgien concernaient la course à pied  :  c’etait devenu mon moteur, ce qui ne me faisait pas perdre pied. J’étais triste et je me suis vite rendue compte que je retombais en dépression. Mais je ne savais pas quoi faire. J’étais impuissante car je ne pouvais pas courir.

L’heure du marathon approchait à grand pas. J’ai « menti » à mon copain et toute ma famille : je leur ai expliqué que je voulais prendre ce départ et que j’allais faire 10/20km et abandonner. Ca me tenait tellement à cœur de prendre ce départ ! Ma famille proche qui a déjà connu mon anorexie et ma dépression m’a comprise et heureusement. Sauf que dans ma tête j’allais le finir ce marathon car pour moi ce marathon représentait mon mal être et qu’il fallait que je m’en débarrasse en le finissant.

Sans entraînement je me retrouvais donc sur la ligne de départ, et la j’ai vaincu 4h51 de souffrance. J’ai pleuré, j’ai réfléchi sur moi, sur la vie, sur ce qui nous arrive… Pourquoi j’avais eu ce soucis de santé ? Est ce que c’était encore une épreuve pour me forger ?
Durant cette course j’ai ressenti des choses terribles et merveilleuses que je n’oublierais jamais. Mes jambes étaient lourdes, j’avais mal. Je me souviens d’avoir pleurée comme un bébé, mais aussi les gens qui criaient et m’encourageaient. Quels souvenirs magiques !!

Quand j’ai vu la ligne d’arrivée devant le Colisée avec mon copain qui m’attendait, c’était une délivrance, j’allais me débarrasser de ce mal être… J’allais pouvoir revivre !

C’est difficile d’expliquer ce que la course à pied procure si on ne la pratique pas. Mais je pense que c’est le seul moyen de se connaître vraiment.

En juin 2014, le chirurgien m’a dit que c’était « fini », que le cancer ne pouvait plus revenir.
A présent ce qui me fait peur c’est que dés que j’arrête la course à pied plus de deux jours je me sens mal. Le pas vers la dépression est-il si rapide si un jour je devrais arrêter ?

Je suis tombée enceinte fin octobre 2014. Moi qui ne voulais pas d’enfant, j’ai eu cet amour et ce déclic le jour où j’ai appris que j’étais enceinte. J’ai eu une grossesse très difficile (MAP/diabète gestationnel…) du coup j’ai dû rester aliter.  Je me sentais mal mais il fallait vraiment que je garde la force pour mon bébé. Je n’avais pas le droit de sombrer dans la dépression.

Mais plus le temps passait plus j’acceptais d’attendre, et puis quand on est enceinte, nos priorités changent un peu. A ce moment-là, je vous lisais et ça me motivais énormément, alors merci à vous les TEE.

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J’ai accouché le 24 juillet 2015 : le plus grand bonheur de ma vie.

Grâce au groupe TEE, j’ai rencontré deux filles extraordinaires à côté de chez moi (Cécile et Marjorie). Grâce à elles, j’ai repris la course à pied et j’ai même fait un trail de 40km 😉 Je les adore, je les admire !!! Merci à elles du fond du cœur <3

J’ai fait ce témoignage surtout pour aider les filles qui ont été anorexiques ou qui le sont encore, il faut s’accrocher mes belles ! La vie est tellement courte. J’aimerais tellement vous aider.

J’espère être présente pour le prochain rassemblement et vous rencontrer ! Restez comme vous êtes, vous êtes géniales ! La vie est belle!!! Vive les TEE !

Isabelle : « Sur chaque course, je voudrais être « finisheuse », autant de fois qu’il y a de coureurs. »

Nous avonsIsa8 rencontré Isabelle lors du
stage à St Pierre de Chartreuse. Infirmière anesthésiste de profession, elle nous a fait un super petit topo sur les gestes de premiers secours, les médicaments à avoir, et ceux à ne surtout pas prendre !

Du coup, on a eu envie de mieux la connaitre 🙂

Isa : Salut Isa ! Joli prénom 😉 Est-ce que tu peux te présenter rapidement?
Je suis Isabelle, souvent dit Isa, et surnommée Isange par les coureurs. J’ai trois enfants, quatre petits enfants, et un mari qui a deux enfants, ce qui nous fait huit petits enfants. Cela va faire sourire certaines, mais j’ai fait l’école d’infirmière, contrainte et forcée par ma mère. Alors ne me parlez jamais de la vocation de l’infirmière ! Heureusement en deuxième année, j’ai fait un stage en réanimation, et là j’ai découvert ma voie : le mélange de haute technicité et de relations humaines.

Ecole d’infirmière, années de Réanimation, école d’Anesthésie,  formation d’urgentiste, école des cadres, diplôme de médecine de catastrophe, SAMU, toutes ces années qui m’ont données une  formation , une base,  et un savoir faire.

Je fais maintenant de l’assistance médicale sur des trails en France et à l’étranger, depuis plus de 15 ans. J’apporte mon savoir médical auprès des coureurs et de l’équipe d’organisation, en France et dans le monde entier (Australie, Inde, Bolivie, Afrique, etc……)

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Qu’est ce qui t’amène sur ces courses ?
Dans une course, notre rIsa15 (1)ôle médical est 30 % technique, et 70 % de psychologique.
Savoir parler, écouter, agir, se taire, regarder, conseiller, consoler, savoir coucouner, rire, sourire…
Sur chaque course, il y a une satisfaction d’aide matérielle et psychologique pour chacun.
Quand j’ai assisté,  aidé un coureur à passer la ligne d’arrivée,  je partage ce dossard de finisher avec la même joie, et le même bonheur. Je partage, comprends et aide la souffrance psychologique du coureur. Ils se confient facilement à moi,  partagent leurs peines, leurs joies, leurs familles, leurs histoires. Ce sont toujours des moments extrêmement forts, et il faut savoir être à l’écoute, trouver les mots justes pour les booster et les faire repartir.

Qu’est ce qu’amène un staff médical sur une course?
Tout d’abord, une sécurité médicale pour les coureurs, et l’équipe du staff.
Les principales pathologies rencontrées pour les coureurs sont :
– Soins de pied pour les ampoules, déshydratation, crampes, entorses, fractures.
– Problèmes gastriques (diarrhée, vomissement, maux de ventre), maux de tête,  laryngites.
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On apporte aussi de l’écoute, du calme et de l’encouragement.
Mais aussi de la Prévention : crème solaire, prévention des points d’appui (épaules, bas du dos)
Enfin, de l’éducation : Soins d’ampoules,  pas de vernis sur les pieds, soins de plaies, utilisation du sel, alimentation, habits chauds, habits froids, boisson adéquates, poids du sac, danger de l’automédication (ayez du spasfon , du paracétamol, des anti diarrhéiques, mais pas d’anti inflammatoires).
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Des conseils à nos donner?
Petits conseils futiles : taille des chaussures, chaussettes de qualité changées régulièrement, présence de claquettes pour la fin de course, ne gardez pas les guêtres sur un non stop, trois jours d’affilée.

Une de mes phrases préférées lorsque un coureur veut abandonner sur un problème de douleurs pas graves est : « La douleur s’oublie, l’abandon JAMAIS »
Sur chaque course, je voudrais être « finisheuse », autant de fois qu’il y a de coureurs.Isa11Isa6

Quand je vois un coureur contraint à l’abandon, je suis sincèrement triste, mais il faut que je trouve la force de lui montrer mon sourire et ma croyance pour lui démontrer que cet état de fait doit être étudié, et qu’en aucun cas cela ne doit être pris comme un échec.

Si un coureur que j’ai assisté, aidé, engueulé, coucouné, passer la ligne d’arrivée, je ressens la même joie intense que lui. : « Allons au bout de nos rêves, allons au bout de nos forces, allons au bout de nos limites, mais ne les dépassons pas, et gardons la notion de plaisir. »

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Quel est ton souvenir le plus stressant au niveau médical ?
Je me suis sentie démunie un jour devant un coureur qui faisait une péritonite aiguë en plein désert, loin de toute civilisation et structures correctes. Il a fallu l’endormir pour qu’il supporte le transport en 4*4. J’ai dû l’emmener dans un hôpital à plus de 60 kms à travers les dunes, hôpital qui n’en avait que le nom. 48 heures de ma vie, dramatiques, dures, angoissantes qui m’ont fait prendre conscience que la vie ne tient qu’à un fil, mais qu’un grand sportif trailer a des réserves insoupçonnées.

Suite à ce très beau week end en Chartreuse, nous avons pu voir que tu t’étais mise aussi à la course à pied ?
En effet, je fais de l’assistance depuis de nombreuses années, mais sans aucune envie d’imiter les coureurs que je traitais même de grands barjots, avec beaucoup d’amour. Mais en 2013, mon beau frère a lancé lors d’une soirée : « Si on allait au marathon de New-York ? ». 
J’ai été la première à dire « OUI OUI OUI !!! ».
Il m’a regardé et m’a répondu : « Euh, Isabelle, j’ai l’impression que tu penses venir avec tes petits talons et ta petite robe ? Non non, Isabelle, si tu viens , c’est avec tes baskets et un dossard »
Le champagne aidant, j’ai répondu D’ACCORD. C’est ce qu’on appelle « un défi bête ? » L’entrainement a démarré, et deux ans après je peux dire que je suis MARATHONIENNE de New York 2015, après un bel entrainement.
Et maintenant, je cours pour mon plaisir, rencontrer des gens, découvrir une belle nature, et surtout ne pas devenir une vieille mémé sur son canapé. Je ne suis pas encore prête d’être fan des « feux de l’amour l’après midi » ! 😉

 Un mot pour la fin?
Lisez ce livre « LE BONHEUR SELIsa1ON CONFUCIUS », petit manuel de sagesse universelle, qui nous révèle des « secrets » pour comprendre notre monde et ses bouleversements, et y trouver notre place et nous aider à être plus humains et surtout plus heureux, à la recherche du meilleur équilibre de vie possible.

 

 

Audrey : ambition et générosité

Salut Audrey ! Est ce que tu peux teIMG_20160220_230120-1 présenter rapidement?
Je m’appelle Audrey Manzoni j’ai 35 ans je suis modéliste enfant au seins du groupe Zannier depuis 10 ans et j’habite à Troyes dans l’Aube. Je suis également maman de 2 petite filles, Chloé 8 ans et Eloïse 4 ans.

 


Comment tu t’es mise au Trail?IMG_20160525_184531
Etant petite je faisais du cross. La course chez moi c’est une histoire de famille : ma grand-mère courait ainsi que ma maman !  Et ma grande fille continue la lignée 🙂 ! J’ai repris la course il y a 3 ans quand j’ai voulu perdre du poids après ma seconde grossesse. Reprendre a été compliqué mais j’ai tenue bon et la passion fit son retour…


Tu nous racontes ta pire galère Trail?
Ma plus grosse galère en trail fut le tout premier !  J’avais fait une rando de 30 km avec du dénivelé 2 semaines avant et mes mollets ne s’en étaient pas remis complètement… J’ai pris le départ avec mon mari et un couple d’amis : ils m’ont supporté tout le long. Les pauvres !  J’ai gueulé et me suis plains tout le temps ! Mais ils m’ont attendu, ils m’ont poussé, tiré.. Quand je suis enfin arrivée, je me suis juré que ca serait moi qui irait seule au bout de mes prochaines courses.

Aujourd’hui, tu as un beau projet : est ce que tu peux m’en parler?
Déjà, je veux dire que ce projet est également celui de Caroline Pourille, Gwladys Joly et Coralie Hyest Faria ! On a commencé à courir ensemble, car on fait partie du même club. On s’est vite rendu compte que ensemble on s’amusait bien, on courait bien, on se faisait confiance.
On va puiser nos forces les unes chez les autres !

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Du coup nous avons décidé de réaliser un beau défi ensemble : notre projet est l’Oxfam trailwalker http://www.oxfamtrailwalker.fr/, un trail de 100km de marche en moins de 30h. Un défi complètement fou pour nous mais un défi à relever ensemble du début à la fin.

La particularité de ce trail et que pour prendre le départ il ne faut pas juste être inscrite : il faut trouver 1500€ de dons pour prendre part à une action de solidarité envers les populations les plus défavorisées.. Nous avons beaucoup d’idées pour atteindre notre but et pourquoi pas doubler la mise ! Nous ne sommes pas de grandes athlètes, nous ne cherchons pas à faire un chrono, nous voulons juste nous prouver qu’ensembles nous sommes plus forte !
Nous sommes impatientes de prendre ce départ, mais en attendant nous nous sommes donnée d’autres objectifs que nous relèveront ensemble, pour nous préparer à l’ultime défi fin mai 2017 !

Vous pouvez participer à notre collecte ici : http://events.oxfamfrance.org/projects/quatuor-tee

Vous pouvez nous suivre sur notre page facebook Quatuor TEE.

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Un petit mot pour la fin?

Je suis fière d’avoir intégré les TEE il y a un an, car en quelques sortes ça a changé ma vie, merci Karine Thomas. J’ai rencontré des filles extraordinaires, et on m’y a donné de très bon conseils !
Un groupe dans lequel je me sens bien 🙂

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Sharky, multifonctions et délirante !

Tout le monde connait Sharky  ! Elle est la première à faire des blagounettes sur notre groupe… On a eu envie de mieux la connaitre !
Salut Sharky ! Est ce que tu peux te présenter rapidement?

IMG_6175J’ai heu…. ben je vais avoir 42 ans en novembre. J’habite en région parisienne, dans le Val de Marne plus précisément ; et j’ai grandi dans le 91 (juste à côté). J’ai vécu dans la Drôme et en Haute Savoie, mais j’ai fini par remonter sur Paris pour travailler. Je suis graphiste et dans mon métier le marché de l’emploi reste très concentré sur la région parisienne. Mon prénom civil est Sandrine, mais mes amis m’appellent tous Mazzu. C’est un diminutif de mon nom de famille. Il y avait beaucoup de Sandrine dans mon entourage et pour nous distinguer on a toutes un petit surnom

 

Avant le trail tu faisais quoi?
Je me suis essayée à tout un tas de sport en étant enfant et ado (tennis, basket, karaté…). Puis j’ai longtemps pratiqué la musculation. C’est un sport assez exigeant qui demande un entrainement quasi quotidien. Et puis j’ai découvert le speed-badminton, et j’ai craqué pour son côté fun. Comme jBrest_2010_Drine_028be ne pouvais pas être sur tous les fronts, j’ai progressivement arrêté le fitness pour me concentrer sur le « speed », que j’ai pratiqué en compétition. J’ai d’excellents souvenirs de ma période Speed, notamment le championnat du Monde à Berlin, c’était magique. Le championnat d’Europe en Croatie, où on a pris une semaine de vacances pour pouvoir visiter. Et puis mon premier podium, en double dames à Brest.

 

Quand est-ce que tu as commencé le trail?
IMG_0001Je me suis mise à la course à pied pour travailler ma condition physique pour le speed. Je me suis inscrite dans un club d’athlétisme, en section loisir. Mais couplé à mon entrainement de speed ça faisait trop pour mes genoux et je me suis blessée. J’ai eu la maladie d’Osgood Schlatter à l’adolescence, et mes genoux en ont gardé quelques séquelles. C’est tout à fait bénin, mais ça fait super mal lol. Du coup, j’avais arrêté l’athlétisme. Ces dernières années, le speed-badminton a muté, et je n’y voyais plus le côté fun. Je ne m’amusais plus, alors j’ai arrêté, et je me suis réinscrite au club d’athlé en septembre 2014. Si la plupart de mes camarades de club ne jurent que par la route, les semi-marathons et les chronos ; de mon côté j’ai très vite bifurqué vers les sentiers, les dénivelés et le fun. Le bitume me fait mal aux genoux, je m’ennuie, et je ne trouve aucun plaisir à courir pour des chronos.

Quel est ton plus beau souvenir trail?
Chaque trail est unique et apporte son lot de bons souvenirs. Mais pour répondre à la question je parlerais de mon tout premier trail, quand je me suis rendue compte que j’étais super à l’aise dans les descentes. Je prends un plaisir fou à dévaler les pentes. Je changerais peut être d’avis le jour où je me retrouverais sur un trail très technique où je me prendrais une bonne gamelle lol

Et ta pire galère?
La pire galère c’est que j’ai un peu la poisse niveau météo. Je me souviens de mon trail à La Plagne l’année dernière. J’étais inscrite sur la 6Découverte et on s’est pris la pluie, l’orage, les éclairs et la grêle. Depuis j’ai toujours des vêtements de pluie dans mon sac lol.

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Aujourd’hui, tu travailles sur plein de projet, tu peux nous en dire plus?
J’ai monté une association avec mon amie Marjorie (une TVK4_4976_6EE également), dont le but est de promouvoir l’écoresponsabilité en utilisant l’image comme vecteur. Je fais de la photographie, et mon but est d’utiliser cette pratique pour montrer à quel point le monde est beau et inciter à le préserver. On a édité un livre sur la Floride, c’est le tout premier. J’ai donné de ma personne pour ces clichés, je suis montée à bord d’un petit coucou pour faire des photos vues du ciel, en sachant que j’ai le mal des transports lol. Mais j’ai réussi à faire mes photos, c’est l’essentiel ! D’ailleurs on a monté l’association juste après, c’est pour ça qu’elle s’appelle « l’oeil du coucou ». C’est sous ce statut que l’on a édité et mis en vente le livre. Tout l’argent est réinvestit dans des associations. Il reste encore quelques exemplaires que l’on trouve sur notre site exclusivement : http://www.oeilducoucou.fr/produit/livre-photo-key-west-dans-loeil-du-coucou/

J’ai un autre projet de livre, seule cette fois. Je me suis mise au régime paléo l’été dernier, pour des raisons de santé. Je n’ai rien de grave, mais une hypothyroïdie qui m’empoisonne parfois un peu la vie, et j’avais entendu dire que le modèle paléo était une méthode efficace pour traiter ce genre de problème. Pour moi le résultat a été très positif, puisque ça fait déjà 2 fois que le médecin me baisse mon traitement En revanche, comme ce régime élimine beaucoup de ce qui faisait avant partie de mon alimentation de base pour le sport (je pense notamment aux pommes de terre et aux pâtes), j’ai du chercher à l’adapter à ma pratique du trail. Hors de question que je sois mal alimentée pour aller courir. J’ai commencé ce régime en juin 2015, et à la entrée de septembre j’ai sentie une aisance incroyable sur la piste d’athlé. Je doublais facilement mes anciens partenaires d’entrainement et j’accrochais le groupe du dessus. Tout le monde m’a dit « mais tu t’es dopée ou quoi ? ». Non, je mange juste le plus naturellement du monde Parce qu’en fait le régime paléo n’est rien d’autre qu’un véritable retour au sources. Du coup, j’ai voulu consigner tout ce que j’avais appris et découvert dans un livre. Un livre destiné aux femmes sportives. Parce qu’il existe déjà plein de livre sur le régime paléo, du plus sérieux au plus farfelu ; mais qu’il existe finalement très peu d’ouvrages destinés aux sportifs paléovores. Et pour les sportives, il n’en existe aucun. Les bouquins sont tous écrits par deIMG_6320 hommes, et sans s’en rendre compte, ils ne sont pas véritablement destinés aux femmes. Beaucoup des recommandations préconisées ne font pas écho chez les femmes, en tout cas pas chez moi. Du coup, c’est toute mon expérimentation personnelle que j’ai envie de mettre dans ce livre, au service des sportives qui veulent manger sainement et s’alimenter de façon naturelle. Et c’est tout à fait compatible avec la pratique d’un sport aussi exigeant que le trail. Je ne prends plus aucun gel ni boisson toute prête du commerce. De la préparation à la récup, en passant bien évidemment par l’effort, à l’entrainement ou en course, je vais livrer toutes mes recettes naturelles Le livre est presque prêt, encore quelques photos et une dernière relecture et je pourrais lancer l’impression. Pour celles que ça intéresse, il suffit de s’inscrire ici pour être informée de la sortie du livre : http://www.paleogirl.fr/livre-paleovora-sportiva/

Et un mot pour la fin? Et pourquoi Sharky d’abord ?
Sharky… C’était juste avant les championnats du mondDSC05833e de speed, on avait décidé de se faire une petite semaine détente et entrainement pour préparer la compétition, dans une maison avec piscine à Fontainebleau. La veille du départ, il fallait charger les voitures avec la bouffe et les affaires de sport. On était sur un parking goudronné, et j’ai vu un chat. J’ai tourné la tête et j’ai parlé au chat…. sans regardé où je mettais les pieds. Je me suis pris une gamelle monstrueuse, les mains en avant, et je me suis fait une méga « pizza » sur la paume gauche. Du coup, interdiction de mettre ma main dans l’eau pendant 2 semaines. Et comme j’avais quand même envie de profiter de la piscine, j’ai nagé pendant une semaine avec la main gauche hors de l’eau. Comme un aileron…. Et je me suis retrouvée affublée de ce petit surnom.

 

 

Sabine : Enfile tes baskets avant que le maladie ne t’arrête !

Salut Sabine ! Est ce que tu peux te présenter rapidement?12822832_10153595678004608_499212577_o
Je m’appelle Sabine, j’ai 24 ans. Je suis blonde, les yeux bleus, 1 m 75… ( ah non mince ce n’est pas un site de rencontre ! :p ) Non plus sérieusement, je vis à Lyon mais je suis sans cesse dans le train entre Reims, Paris et Lyon…donc en fait parfois je ne sais plus trop où j’habite !  J’ai toujours plein de projets dans la tête, j’ai une soif de vivre insatiable !!! Depuis plusieurs années, je suis atteinte de la maladie de Lyme au stade chronique, donc quand la maladie pointe le bout de son nez on ne voit plus la vie du même côté.

Quand est-ce que tu as commencé à courir? De quel sport tu viens?
Alors quand j’était petite j’ai testé beaucoup de sports : la danse classique, la danse jazz, la gymnastique, le trampoline… Mais il faut que je l’avoue le sport n’a jamais était une passion !
Ah si il y a un sport que j’adorais plus que tout c’était le shopping ! Si, mesdames c’est un sport : – Il faut des bras en béton pour porter les sacs ! – Un mental d’acier pour les soldes! – Des jambes musclées pour arpenter les allées des magasins !
Puis un jour, un médecin me dit que le sport m’est fortement déconseillé et là c’est THE déclic : Cette vulgaire maladie se prend pour qui ? Qui est elle pour m’interdire de faire quelque chose?? À partir de ce jour j’ai décidé de chausser mes baskets ! C’était en janvier 2014.

Est ce que tu veux nous parler de maladie, ton quotidien?
Mon petit compagnon de vi12059967_10153595677974608_1446364803_oe se nomme : Maladie de Lyme. Nommée  » Borréliose de Lyme » c’est une maladie bactérienne. Cette maladie se transmet par une piqure de tique. Pouvant affecter divers organes et toucher divers systèmes, elle évolue sur plusieurs années ou décennies en passant par 3 stades. Non soignée ou sans guérison spontanée au premier stade, cette maladie peut à terme directement ou indirectement affecter la plupart des organes humains de manière aigue et/ou chronique avec des effets différents selon les organes et les patients, et finalement conduire à des handicaps physiques ou mentaux. Des séquelles et rechutes sont possibles.

Voici l’explication scientifique ( j’avoue que c’est un peu pénible à lire…)

Alors concrètement, parfois cette vermine me cloue au lit à cause des douleurs musculaires. Ce qui m’arrive aussi c’est de perdre la boule : je ne connais plus mon adresse, j’oublie des rdv, je ne sais plus ce que j’ai fais 1 h avant… J’ai aussi des problèmes cardiaques… je ne vais pas tout vous raconter sinon dans 3 jours vous serez toujours en train de lire cette article ! Mais malgré toutes ces contraintes, ma maladie est ma fierté ! C’est mon petit truc en plus… Il faut faire de ses faiblesses une force ! Sans Lyme je n’aurai jamais accompli autant de défis, rencontré des gens aussi géniaux. Je peux dire que je remercie le tique qui m’a contaminé, il pensait m’affaiblir mais au contraire il a donné un sens à ma vie et m’a rendue plus forte que jamais !!! J’ai la positiv ‘attitude !

Quel est ton plus beau souvenir de course?
Le 6 Mars 2016, le semi de Paris ! Première course depuis mon dernier séjour à l’hôpital le 1er Novembre suite à un AIT ( Accident ischémique transitoire ). Cette course était plus que symbolique pour moi ! Mettre à nouveau ses baskets pour une course officielle ! Tout était prêt ! J’ai briefé chacun de mes muscles pour ne pas lâcher (oui oui je suis 12837429_10153612158069608_498682980_oun peu zinzin je parle à mes muscles !).  J’ai verrouillé mon mental pour rester focus sur la ligne d’arrivée !

10h30 le départ est lancé, c’est parti ! Je pleure dès les premiers km de joie d’être parmi ces coureurs (bon ok j’avoue je pleure aussi de douleur mais ça on s’en fout !) Ma maman, ma famille,mon amoureux, mes amis sont là pour m’encourager. Me voyant en difficulté dès le 5km, une copine décide de se joindre à moi dans la course pour me coacher (elle a couru 15 km juste pour moi ! Oui je sais j’ai une copine en or ! Merci Sixtine !). Et voilà je vois la ligne d’arrivée ! C’est bon, je l’ai fait !! Objectif atteint : j’ai écrasé la ligne d’arrivée !

Et ta pire galère?
Lors de ma première participation au Trophée Roses des Sables en 2014. C’est un rallye en 4×4 au Maroc, je faisais équipage avec ma maman. (Oui je sais j’ai trop de chance, j’ai une maman aussi barjo que moi ! Rien ne l’arrête !).

Nous d12443433_10153612158029608_1707475657_odémarrons l’épreuve des dunes et là … Paf… On ensable la voiture ! Elle manque de se retrouver sur le flanc ! Nous décidons de creuser… 4h plus tard…47 degrés plus chaud…nous sortons de cette galère !!! Enfin c’est ce que l’on croyait, mais non… ! A ce moment là mes muscles décident de me lâcher, plus de force ! Heureusement maman et l’organisation sont là, on se rebooste, on oublie tout et on termine cette étape avec le sourire !

Quel est ton prochain objectif?
Personnellement, mon prochain objectif est me dépasser encore plus, trouver des nouveaux défis encore plus fous, partager des moments inattendus avec mes proches … bref tout simplement VIVRE !
Et mon rêve ? : que le monde soit moins égoïste et arrête de penser à ses performances personnelles, à sa petite personne… Dans chaque chose négative il y a toujours du positif ! Ne jamais se plaindre ! Positiver !!! ( Je sais que cela m’arrive aussi de broyer du noir, mais cela ne sert à rien, dans ce cas là on se met 2 claques, on sourit et c’est reparti !)

Aujourd’hui, tu as créé l’association l’enfance p12842469_10153595678099608_789454641_oétillante. Est-ce que tu peux nous en dire plus ?
L’enfance Pétillante est une association qui a pour but de convaincre, encourager et soutenir des personnes malades ou handicapées de relever des défis sportifs et solidaires. Le sport est un domaine fédérateur, peu importe son milieu social, son origine, sa langue …on peut tous se retrouver autour d’un ballon non ?? Alors voilà, LEP veut prouver que le sport peut être un médicament comme un autre. De plus il faut arrêter les stigmatisations entre valides, handicapés, malades… Simplement profiter d’une activité tous ensemble pour apprendre de chacun et partager un moment hors du temps.

Plus d’informations sur le site : www.lenfancepetillante.org
Aussi sur Facebook et sur Instagram !