Le SAVOIR du COUREUR

Soirée du samedi 25 juin. Après une riche journée de Trail, les filles ont le choix entre aller se coucher, partir en boite de nuit, ou écouter une TEE parler de médical ! Cette TEE, c’est notre super Isabelle Paucot : allez vite lire son interview si ce n’est pas déjà fait. C’est vraiment une super nana et on est fière de la  compter parmi nous !
Bon, comme on n’a pas trouvé la boite de nuit de St Pierre de Chartreuse, et que les 4 beaux gosses d’entraineur sont dans la salle, on a choisi d’écouter son topo ! Benoit LAVAL nous offre pour démarrer, deux bouteilles de Chartreuse. Comment résister devant un tel médicament ? 🙂

Le SAVOIR du COUREUR

Quel numéro doit on faire pour prévenir les secours, devant :

  • un accident de vélo avec juste une petite plaie au genou ?
  • un malaise cardiaque à domicile ?
  • le feu à la maison ?
  • des voleurs de mobylette ?

(Les filles) : Le 15, non le 16, non le 18, le 112, qui dit mieux le 114, et aussi le 17?

  • Que cela soit grave, ou pas grave, si c’est MEDICAL, on appelle le 15
  • Si il y a le feu, on appelle le 18
    Il y a une interconnexion entre le SAMU (15), et les pompiers (18), et après une régulation  médicale,  il est envoyé en fonction de la gravité, soit, uniquement les pompiers, soit les pompiers et un véhicule du SAMU.
  • Si on veut la police, c’est le 17Isa15 (1)
  • Le 112, fait par un portable français, arrive chez les pompiers. Ce numéro est utile à communiquer à vos amis étrangers, afin qu’ils puissent appeler les secours en France, soit vous l’utilisez quand vous êtes à l’étranger, dans la communauté européenne.

Ces numéros sont gratuits,  avec un téléphone ayant une carte SIM et de la batterie. Accessibles 24 H / 24, 7 jours /7

Le 114, est réservé aux personnes sourdes et malentendantes., accessibles uniquement par SMS ou fax.

 

Que doit contenir une trousse de secours pour un traileur, partant pour du « long »

 (Les filles) : De l’aspirine, des bonbons, du dopage, de la bière, des pansements, de la Chartreuse !!!!!!!!

Les filles, calmez vous, on va reprendre les choses dans l’ordre :
Prendre des médicaments, pour enlever une douleur, peut contribuer à aggraver une pathologie ou des blessures déjà existantes, et sur le long terme retarder leur cicatrisation ou leur guérison, voir aggraver la situation.

Anti douleur : Doliprane,  Efferalgan,….    1 G

Anti spasmodique : Tiurfan, Immodium

Avec toujours l’aide de l’équipe médicale de la course, car le blocage du transit intestinal induit par ces médicaments peut entraîner dans certains cas un choc septique, c’est à dire une insuffisance circulatoire aigüe liée à une infection bactérienne.

– Une bande d’élastoplaste 1,5M sur 6 cm (Pansement compressif, bandage, strapp,…))

Une couverture de survie :     
Si il fait très chaud, et qu’il faut refroidir le coureur, il faut mettre le doré à l’intérieur.                 Si il fait froid et qu’il faut réchauffer le coureur, il faut mettre le doré à l’extérieur.
Cette couverture ne doit pas être utilisée pendant un orage.

– Crème solaire d’un bon indice

– Une fine aiguille

– Pansements

 (Les filles) :  Moi, j’ai souvent mes règles avant une course, et cela me fait mal au ventre. Que puis je faire ?

Tout d’abord, je vous conseille d’en parler avec votre gynécologue, ou médecin traitant. Vous devez absolument éviter le plus possible, l’automédication.
2 cps de SPASFON et 1 G de Doliprane, 20 mns avant le départ, sont tout à fait compatibles avec la course.

 

(les filles) : J’ai très souvent des irritations entre les cuisses, ou sous les bras ? Que puis je faire ??

Se protéger avec la même crème qui sert aux fesses de nos bébés. Le Bépanthène s’étale bien, sans avoir les inconvénients de la vaseline, et d’une meilleure odeur que le Mytosil qui sent le poisson. En étaler entre les cuisses, sous les bras, sur la foufounette.

(les filles) : Quand je cours, j’ai souvent le nez très sec. Que puis je faire ??

Se mettre de la vaseline, voir mieux de la Vitamine A dans les narines, et se moucher.

Quels sont les médicaments que vous n’avez absolument pas le droit d’utiliser en course.

(Les filles) : Du dopage, de l’ectasy, de la ventoline, de l’alcool, des anti inflammatoires.

Ah merci, vous l’avez dit !
BRAVO, effectivement, pas d’ANTI INFLAMMATOIRES.

La prise d’anti inflammatoire peut être excessivement toxique pour le rein. L’association de la déshydratation avec des apports hydriques insuffisants, l’hypoxémie, du à un apport insuffisant en oxygène liés à l’effort, et la prise d’AINS (Anti Inflammatoires Non Stéroidiens)  favorise la rhabdomyolyse qui est une destruction des cellules musculaires, associée à une libération de myoglobine qui passe dans les urines,  entrainant une insuffisance rénale sévère.  C’est une maladie extrêmement dangereuse, qui amène souvent à une dialyse. Si vous pissez rouge, ou prenez connaissance d’un coureur qui pisse rouge, c’est ARRET OBLIGATOIRE, et appel de l’assistance médicale.

Donc pas de VOLTARENE, Pas de PROFENID, Pas d’ASPEGIC, Pas de ……..

(Les filles) : Moi, ca va, car je prends de l’IBUPROFENE ou ADVIL

Non, pas d’ADVIL, ce sont aussi des Anti Inflammatoires.

 

Je vais vous  donner des petits conseils qui peuvent vous aider en course

  • Protégez vos épaules, et votre bas du dos, avec soit de l’élastoplaste, soit du Méfix. Pensez à bien arrondir les angles, pour ne pas que cela roule. Pour les garçons, pensez aussi à protéger les mamelons. Les filles n’ont pas ce souci, grâce à la brassière.
  • Il faut éviter la déshydratation. Il y a plusieurs écoles. (Boire à sa soif, ou boire souvent des petites gorgées, ou boire toutes les heures, une grande quantité). Chacun doit faire selon ses ressentis, mais l’important, c’est que le système gastrique suive. Pareil pour la nourriture, ou les gels, c’est à chacun d’essayer ce qui lui va le mieux.
  • Les pieds, vos pieds., la base de votre sport. Prenez en soin, coucounez les. Pensez à les crémer afin qu’il n’y ait pas de crevasses. Ne mettez pas de vernis sur les ongles, car si il y a un hématome, on ne peut pas surveiller l’évolution.
  • Une ampoule se soigne dès l’apparition :
    Si vous n’êtes pas très à l’aise, vous piquez l’ampoule avec une aiguille, ce qui vide la sérosité, et vous mettez un pansement..
    Si vous avez déjà appris, vous pratiquez la bonne méthode : Prendre une petite seringue de 1 ou 2 ml., montée avec une aiguille fine. Mettre un peu d’éosine dans la seringue. Piquez l’ampoule en mettant le biseau en haut, et en soulevant bien son aiguille pour  que celle ci ne touche pas la peau. Aspirez la sérosité dans la seringue, qui se mélange avec l’éosine. Puis réinjecter le tout. Ce mélange va se diffuser dans la phlyctène, et se fixer sur le derme abimé, et va le désinfecter et l’assécher. Puis réaspirer le tout. Faire des petits trous dans la peau, pour ne pas que l’ampoule se reforme. Mettre un pansement avec une compresse non tissée, ou un pansement complet.

 

Vous courrez, et vous rencontrez un coureur qui est arrêté, qui est conscient, mais qui ne se sent pas bien. Que faites vous ?

(Les filles) : Je le double, cela me fait gagner une place !!

(Les filles) : Je le regarde.

(Les filles) : Je lui donne un peu de la Chartreuse de Benoit !!!!!

(Les filles) : Je lui lève les jambes.  Oui !

Je fais une évaluation du coureur. Il est conscient, donc respire, mais est tout blanc, et ne se sent pas bien.  Je l’allonge sur le dos, et lui lève les jambes pour favoriser l’oxygénation du cerveau. Quand le coureur va mieux, lui redescendre les jambes TRES TRES PROGRESSIVEMENT, ET DOUCEMENT.

 

Vous courrez, et vous rencontrez un coureur qui est allongé par terre ; Il est inconscient.. Que faites vous ?

(Les filles) : Je lui lève les jambes, je le secoue, je ….

Je fais une évaluation du coureur. Il est inconscient.
J’apprécie la respiration sur 10 à 15 secondes.. Il faut conserver l’élévation du menton de la victime. Se pencher sur la victime, oreille et joue du sauveteur au-dessus de la bouche et du nez de la victime puis regarder si le ventre et la poitrine se soulèvent .

Ecouter d’éventuels sons provoqués par la respiration ;

Sentir un éventuel flux d’air à l’expiration.

Le coureur respire.

Laissé sur le dos, l’état de cette victime risque d’évoluer vers l’arrêt respiratoire et l’arrêt cardiaque. En effet, la respiration n’est possible que si les voies aériennes permettent le passage de l’air sans encombre. Or, une inconscience peut entrainer :
–  l’obstruction des voies aériennes par la chute de la langue en arrière ;
–  l’écoulement dans les voies respiratoires et les poumons de liquides présents dans la gorge (salive, sang, liquide gastrique) entraînant de graves dommages aux poumons.

 Il faut assurer la liberté des voies aériennes de la victime et l’écoulement des liquides vers l’extérieur en attendant l’arrivée des secours. Pour cela il doit libérer les voies aériennes ;

  • la placer en position stable sur le côté : position latérale de sécurité  (PLS) ;
  • protéger la victime contre la chaleur, le froid ou les intempéries ;
  • surveiller sa respiration, jusqu’à l’arrivée des secours.

 Pour cela:

  • regarder si le ventre et la poitrine se soulèvent ;
  • écouter d’éventuels sons provoqués par la respiration ;
  • sentir, avec le plat de la main, le soulèvement du thorax.

La position latérale de sécurité permet de maintenir libre les voies aériennes supérieures de la victime en permettant lécoulement des liquides vers lextérieur et en évitant que la langue ne chute dans le fond de la gorge. La PLS se fait indifféremment vers la droite ou vers la gauche, en fonction du plus simple possible, ou d’un traumatisme. Sauf pour une femme enceinte, avec un très gros ventre, qui doit toujours être allongée sur le côté gauche, de façon à éviter le risque d’un écrasement de la veine cave inférieure par le fœtus. (Mais en général, on n’en trouve pas sur les trails !!!!)   Egalement, la victime obèse doit être allongée sur le côté gauche pour éviter une compression de la veine cave inférieure.

 

Vous courrez, et vous rencontrez un coureur qui est allongé par terre ; Il est inconscient, et ne respire pas. Que faites vous ?

Le coureur ne respire pas.

Je regarde l’heure, et démarre IMMEDIATEMENT un massage cardiaque.
Patient en décubitus dorsal, torse nu.

Massage cardiaque externe : Le cœur est une pompe qui permet de faire circuler le sang dans l’organisme. Le sang est oxygéné au niveau des poumons, et l’oxygène est ensuite distribué aux différents organes, dont le cerveau.
Réaliser des compressions au niveau de la région thoracique afin de stimuler l’activité cardiaque :
– Mettez-vous à genoux à côté de la victime ;
– Posez le talon de votre main dans le creux du sternum, au milieu de la poitrine (entre les deux seins) ;
– Appuyez avec l’autre main et exercez, les bras tendus, une pression au niveau de la poitrine ; le thorax doit être comprimée sur 3 à 4 cm de profondeur ;
– Les bras doivent rester tendus et verticaux.
– Le temps de la compression doit être égal au temps du relâchement. (fréquence :100 compression/min).

Assurer la bonne libération des voies aériennes,

Bien sur, sur les trois cas, en course, vous prévenez l’organisation médicale de la course (numéro souvent noté sur le dossard)

 

(Les filles) : un GRAND merci ISA !

Isa6

Une réflexion au sujet de « Le SAVOIR du COUREUR »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *