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Elodie : « C’est difficile tout court d’organiser une course ! »

Salut Elodie ! Discrète, tu es chez les TEE depuis le tout début ! Est ce que tu peux te présenter rapidement?
Je suis née à Bourg St Maurice, en Savoie. J’ai fait des études de psycho à Chambéry, Grenoble  puis Toulouse. Ensuite je suis partie 8 mois faire le tour du monde. A mon retour, j’ai trouvé un poste de psychologue à Cannes. Aujourd’hui je ne fais plus que le libéral dans un cabinet à Nice. Et j’habite depuis décembre dernier dans l’arrière-pays niçois, dans la vallée de la Vésubie, tout près du Mercantour.

Tu nous racontes comment tu as plongé dans le Trail?
J’ai commencé le trail en 2011 quand j’étais encore en Savoie. Je faisais de la rando depuis que j’étais toute petite avec mes parents. Je m’étais mise à courir pendant mes études, souvent avec ma sœur qui faisait du cross. C’est donc assez naturellement qu’on s’est mises au trail.

Mais plusieurs choses nous ont vraiment motivées : l’UTMB et la 6000D à côté de chez nous, de plus en plus connues, le fait que je sois bénévole sur des Raids aventures, et notre demi-frère, guide de haute-montagne, qui a encadré Kilian Jornet sur son record sur le GR20.

Notre premier trail a été l’Altispeed à Val d’Isère (32km, 2500m de dénivelée). On a adoré !
Du coup quand je suis arrivée dans les Alpes Maritimes, j’ai été trop contente de voir qu’ici aussi il y a plein de trails ! Aujourd’hui je suis au Vésubie Trail Club  : je suis venue vivre dans la vallée en partie pour me rapprocher des membres du club et de nos spots. Je me suis mise à l’ultra en 2014 avec la TDS et c’est ce que j’aime le plus. Depuis j’en fais un par an et mon objectif est le Tor des Géants.

Tu nous racontes ta plus belle galère en trail? Et ton plus beau moment?

L’UTMB l’an dernier a été plutôt difficile, car j’ai eu un problème de chaussures dès le début qui fait que je suis arrivée à Courmayeur avec de fortes douleurs et des ampoules, qui m’ont poursuivie jusqu’à la fin, et bien ralentie, surtout avec mes deux passages chez les podologues !

J’y ai du coup passé 2 nuits, et la 2ème a été difficile, surtout au lever du jour où j’ai eu des hallucinations. Je me rendais compte au bout de quelques secondes que ce que je voyais était faux (des gens qui pique-nique sur le bord du chemin, un photographe,…) et ça me faisait bien flipper.

Mais l’UTMB m’a fait aussi vivre des moments parmi mes plus beaux. Quand je suis arrivée à l’Arête du Mont Favre, au lever du soleil, avec une mer de nuage sous le Mont-Blanc, c’était tellement beau !

Et quand j’ai franchi la ligne d’arrivée, avec mon chéri et mes parents qui m’attendaient, c’était vraiment émouvant. Ils étaient là aussi en 2015 quand j’ai terminée l’Ultra-Trail Côte d’Azur Mercantour, 2e femme ! Et toi aussi d’ailleurs Isa, ça m’a trop aidée quand tu as fait les derniers mètres avec moi !

 

Aujourd’hui, tu organises une course avec ta soeur, tu veux nous en parler un peu plus? Est-ce difficile en tant que femme d’organiser une course?

C’est difficile tout court d’organiser une course !
En fait il y a un parcours qu’on adore avec ma sœur à Bourg St Maurice : la montée au Fort 2000, parfaite pour un KV. On en a parlé à des personnes qui pourraient l’organiser. Mais comme rien n’était fait, et comme il n’y avait aucun trail organisé à Bourg St Maurice alors qu’il y en a dans toutes les autres communes de la vallée et des vallées autour, on a décidé de se lancer dans l’aventure ! L’an dernier on a donc organisé la première édition du Kilomètre Vertical des Forts.

On a bien galéré car on n’a pas eu d’aide de la mairie. Mais heureusement on connaît (ou plutôt, notre père connaît) du monde à Bourg St Maurice qui a pu nous aider.

 

Cette année on a voulu ajouter deux parcours de trail : un court mais intense (8,5km, 700m de dénivelée) et un plus long mais plus roulant (25km, 1500m de dénivelée), qui passent tous deux dans les villages de la commune et où on a l’habitude de s’entraîner. Cette année la mairie nous soutient, ainsi que nos sponsors de l’an dernier et de nouveaux. C’est donc plus facile même si ça demande beaucoup de temps et d’implication. Mais quand les coureurs sont contents, c’est tellement gratifiant !

J’avais envie que les TEE puissent bénéficier d’une réduction, et je serai plus qu’heureuse de les voir sur ma course ! Ainsi, je vous propose une réduction de 20%, soit :
– Le Kilomètre Vertical des Forts (4km, 1000m de déniv) à 18€ au lieu de 20€
– La Grimpette à Grandville (8,5km, 700m de déniv)  à 12€ au lieu de 15€
– Les Balcons de la Haute-Tarentaise (25km, 1500m de déniv) à 20€ au lieu de 25€

Pour bénéficier de la réduction, il faut remplir ce bulletin d’inscription et l’envoyer par courrier avec un chèque ou par mail (voici le RIB pour le virement).

Site internet de la course : https://bouquetinstraileursbsm.wordpress.com/

 

Un petit mot pour la fin?

Si tout se passe bien cette année, on essaiera l’an prochain d’ajouter encore une distance, plus longue, d’au moins 50km. On l’appellera le Trail des Etagnes, étagne étant le nom de la femelle bouquetin. Pour faire référence à la montagne, au nom de notre association (les Bouquetins Traileurs de Bourg St Maurice) et aux filles, en donnant un nom féminin à la course la plus longue.

Parce que ça m’énerve de voir des courses spéciales filles toujours plus courtes, comme si nous n’étions pas capables de faire autant que les hommes. Alors que notre force est justement l’endurance et le mental, indispensable sur du long. Je suis ravie de voir qu’on est de plus en plus nombreuses à faire du trail et de l’ultra. Donc j’espère vous voir nombreuses à nos trails, les filles !

Mélanie : « J’ai eu envie de partager ma passion et de parler de sujets classiques en montagne comme la prise de risque »

Coucou Mélanie, est-ce que tu peux te présenter rapidement ?
Je m’appelle Mélanie, j’ai 39 ans et je viens de sortir mon premier roman : une fiction qui se déroule à Chamonix, dans le milieu du trail running.
C’est la rencontre d’un français champion de trail et de freeride, et d’une sociologue américaine qui travaille sur les sports à risques en montagne. Elle s’initie au trail, jusqu’à courir un ultra.

 

Bon et du coup, je suppose que tu es toi même une traileuse? Tu nous racontes un peu?
J’ai découvert le trail il y a huit ans, en accompagnant mon mari sur des ultra-trails. J’étais enceinte à l’époque, et je me suis mise à courir un an plus tard. J’ai commencé sur route, puis je suis partie sur les chemins, seule en montagne, et j’ai eu un coup de foudre pour ce sport. Par contre je n’ai jamais ressenti le besoin de m’inscrire sur une compétition, surtout que j’ai rapidement été absorbée par l’écriture de mon roman. Mais cela pourrait changer…

 

Ah? Tu penses t’inscrire à une course ?
Quand je lis toutes les publications dans les groupes de traileurs comme Trail entre elles, celame donne envie et je me rends compte que tout est possible, chacun à son niveau, et qu’il existe des courses de moins de 80Km, ce que j’avais fini par oublier en écrivant le roman… Mais il se trouve que j’ai eu mon deuxième enfant en 2016, et quand j’ai voulu reprendre la course cette année, le corps n’a pas suivi. C’est en train de revenir, mais il fallait trouver les bons traitements et se donner le temps.

 

Ton roman « Et si tout s’arrêtait là ? » vient de paraître aux Editions Glénat. Qu’est-ce qui t’a donné envie de l’écrire?
En 2013, j’ai eu un accident en snowboard, seule en hors-piste. J’ai fini à l’hôpital avec une semaine d’arrêt de travail… C’est à ce moment-là que l’idée de l’écriture s’est imposée. Les personnages me sont venus tout de suite, avec un parti pris pour un point de vue féminin, assez rare dans la littérature de montagne, même si c’est en train de changer.

J’ai eu envie de partager ma passion et de parler de sujets classiques en montagne comme la prise de risque. Et rapidement mon fil rouge a été le thème de la liberté et de l’émancipation : libération des pressions parentales, découverte de son corps par le sport, mais aussi par le sexe… On me demande souvent si j’assume d’avoir mis des scènes de sexe, la réponse est oui ! 

 

Et du coup, où peut-on trouver ton roman ?
Il est en vente dans les librairies et les magasins de sport au rayon livres de montagne. On letrouve à Cultura et à la Fnac avec les récits de voyages.

Et il peut être commandé dans n’importe quelle librairie de France, ou sur internet. J’ai mis les liens sur mon site www.melanievalier.com ou sur ma page Facebook Mélanie Valier – Auteur.

 

Un petit mot pour la fin?
Faites-vous plaisir en courant, sentez vous libres, et lisez mon livre car il donne encore plus envie de courir 😉

 

Laurianne et son projet : « J’irai courir pour vous »

Salut Laurianne ! Bloggeuse, tu racontes tes aventures sur ta page « Les tribulations d’un Escargot de Trail ». Du coup on avait envie de mieux te connaitre. Tu nous racontes un peu qui tu es ?
Je m’appelle Laurianne, et j’ai 32 ans. J’ai longtemps cherché ma voie et usé les bancs de l’école. Il faut dire que j’adore étudier – malgré une handicapante mémoire de poisson rouge – et tout me passionne : fac de japonais, école de photo, pompier volontaire, un (très court) passage en histoire de l’art et lettres moderne, avant de trouver enfin ma vocation : infirmière!

J’ai travaillé auprès de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer pendant deux ans, avant de démissionner et de m’accorder une année sabbatique, notamment pour réaliser un projet cher à mon coeur.

En dehors du travail, beaucoup de lectures diverses et variées, une tendance à aller vers un mode de vie plus simple et plus respectueux de la nature, des musées, les amis, la famille, et bien sûr… le trail !

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Comment tu as commencé le Trail? Ca fait longtemps?
J’ai commencé à courir à 25 ans, pour devenir pompier (il fallait être sportif apparement, quelle drôle d’idée ! ). La progression a été douloureuse et lente, mais ensuite le virus ne m’a plus quitté. J’ai commencé par la route, par le marathon de Toulouse pour être exacte : cela faisait trois mois que je courais, ce n’est donc pas l’experience la plus agréable de mon petit parcours de coureuse. J’ai ensuite poursuivi avec des semi-marathon, type d’épreuve que j’affectionne encore.

Il y a quatre ans, un ami m’a proposé de participer à l’Impératrice, un trail de 10 km en forêt de Fontainebleau. Cela a été un véritable coup de foudre. Je me suis demandé pourquoi j’avais perdu autant de temps sur la route alors que de somptueux sentiers m’attendaient en forêt.

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J’ai également réalisé que les longues distances, impossibles en route car trop contraignantes pour mes genoux, me tendaient les bras… j’ai donc augmenté progressivement les distances, et pour l’instant ma plus longue est le trail de Sens, environ 60 km. J’ai encore l’intention d’augmenter, jusqu’à l’ultra, avec le rêve fou de finir un jour la Diagonale des Fous.

Mais si j’arrive à courir longtemps… je n’en cours pas moins très lentement ! A tel point que je me suis auto-proclamée Escargot. Ma façon de vivre les trails est toute particulière; je n’aime pas me faire mal donc j’y vais à mon rythme, je n’hésite pas à m’arrêter pour prendre des photos, discuter avec les bénévoles, envoyer quelques messages à mes amis… Résultat, je finis souvent dans les derniers, voire dernière, quand je ne me fais pas éliminer sur les barrières horaires !

Mais je finis toujours mes courses avec un grand sourire et en prenant beaucoup de plaisir.

 

Je suis sure que tu as une super anecdote pour nous ! Tu nous raconte?
Une anecdote? Je faisais utrail-entre-elles-stage-calanques-093626n trail de nuit à Buthiers. Rapidement, je me retrouve seule, et très probablement dernière. Je vous laisse imaginer l’ambiance; il fait nuit noire, je suis seule, en pleine forêt, avec des bruits étranges aux alentours, aucun autre coureur en vue et seul le balisage me tient compagnie.

Vers le sixième kilomètre, le trail emprunte un trajet des plus sympathiques: il faut se glisser sous les rochers et ramper dans une grotte sur environ deux cent mètres… le plafond est tellement bas qu’il est impossible de progresser autrement qu’allongé ! Vaille que vaille, centimètre par centimètre, en priant pour ne pas me faire manger par une bestiole quelconque et ne pas avoir raté la sortie, je finis par sortir de la grotte.

Je termine la course, et fait part de mon étonnement à mes amis qui l’ont également courue :
« Tout de même, le coup de la grotte en pleine nuit, pas génial! »
« Quelle grotte Laurianne? »
Oui. Vous avez bien compris. Je suis passée dans une grotte effrayante, j’ai perdu 15 minutes, j’ai vécu de longues minutes d’angoisse… pour rien! Je m’étais simplement trompé de chemin!

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Aujourd’hui tu as un magnifique projet, tu veux nous en parler un peu plus?

Avec grand plaisir!trail-entre-elles-stage-calanques-5

En 2011, ma tante Marie-Sylvie, dont j’étais très proche, a été diagnostiquée porteuse de la maladie de Charcot ou sclérose latérale amyotrophique. C’est une maladie neurodégénérative qui atteint progressivement les neurones chargés d’envoyer les informations du cerveau jusqu’aux muscles, entraînant une paralysie progressive, jusqu’au décès.

Ma tante s’est éteinte en 2015, après de longues années de combat, mais toujours en gardant son humour et sa joie.

J’ai toujours eu envie de faire quelque chose pour cette cause. Et puis cette année, l’idée, puis l’occasion et enfin les moyens se sont présentés.

J’ai eu envie d’agir à mon échelle, en faisant ce que je sais faire de mieux: courir.

J’ai donc décidé de lancer un projet un peu fou et ambitieux: aller courir une semaine dans chaque région de France pour sensibiliser à la maladie et récolter des dons pour l’ARSLA, une association qui s’occupe à la fois de la recherche et d’aider les personnes atteintes de la maladie de Charcot.

Le but est triple; récolter des dons, découvrir la France, et rencontrer de nouvelles personnes.
Chaque rencontre sera ensuite « croquée » sur le site internet, illustrée par des photos, relayée sur ma page FB et sur la page des TEE, et filmée tout au long de ce Tour de France un peu particulier.
Le projet commence au 27 mars et se termine le 25 juin. 13 régions, 13 semaines pour lutter contre la maladie de Charcot, voilà l’objectif!

J’ai donc sollicité l’aide aux TEE (Trail entre Elles) : le projet a eu un accueil très chaleureux; j’en suis encore étonnée et émerveillée. Sans elles rien ne serait possible… mais l’aventure, et le travail, ne fait que commencer! Je voulais en profiter une nouvelle fois pour les remercier… elles sont formidables !

Un petit mot pour la fin?
Je suis en train d’organiser tous les plans de route et je n’ai qu’une chose à dire: pourquoi n’ai je pas été plus attentive en cours de Géographie française??

Suivre Laurianne sur sa page FB : https://www.facebook.com/escargotdetrail
Le site WEB : www.courirpourvous.com
Pour faire un don: https://www.helloasso.com/utilisateurs/viautour-laurianne/collectes/j-irai-courir-pour-vous

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Malhy : « On dit qu’internet éloigne les gens des uns des autres. TEE est tout l’inverse. »

Salut Malhy ! Bienvenue parmi les TEE. Tu nous racontes un peu ton histoire?

J’ai 44 ans, mariée, 3 enfants. J’ai quitté ma Bretagne quand je suis tombée follement amoureuses des montagnes des Hautes-Alpes…entre autre !  Je suis une passionnée de la Vie. J’ai besoin de grands et beaux espaces, de soleil et de sport et c’est pour cela que j’ai quitté ma profession (éducatrice spécialisée dans les prisons pour mineurs), pour enfin assouvir un vieux rêve : la photographie, animalière principalement. Je suis en montagne du matin au soir à crapahuter, je lis et j’écris beaucoup.
Pour moi le sport et les livres sont synonymes de liberté. Ma plus grande force est le soutien inconditionnel de ma famille, leur amour me porte loin.

 

Tu nous racontes tes débuts en Trail?
Depuis toute petite, le sport fait parti de moi, j’en ai besoin. Aïkido pendant 20 ans, VTT, surf, planche à voile et courses. En Bretagne j’ai participé à beaucoup de cross, marathons, surtout celui du Mont Saint-Michel. Quand je suis arrivée dans les montagnes, je suis partie courir avec mon meilleur ami et ici rien n’est plat, ce n’est que du dénivelé. Le début d’une histoire d’amour  avec le trail, qui commence gentiment avant de devenir passionnelle.

Mais finalement, je m’y suis mise véritablement il y 6 mois après mon « accident ». Ca a été ma meilleure thérapie. Aujourd’hui le trail est comme un ami d’enfance, il provoque des bonheurs simples et entiers, je lui confie mes joies, mes peines et il se charge de tout remettre d’aplomb….. Mon bras gauche a perdu 80% de ses capacités et le trail me permet de me dépasser entièrement, dans des sites extraordinaires. Je cours au minimum 3 fois par semaines, gère mon alimentation et j’ai une super excuse pour m’acheter de belles baskets !!!! J’aime tellement les baskets…..

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On aime bien les anecdotes croustillants ici, et je suis sure que tu en as un pour nous :
Avec mon meilleur ami, nous sommes partis trottiner direction le glacier des violettes à Pelvoux, au printemps. Sentiers très étroits, d’un côté la paroi, de l’autre le vide. Ludo est 3 mètres devant. Je suis bien, je gère…jusqu’au moment où une marmotte se fige devant moi, sur ses pattes arrières ! Alors je vais sûrement casser le mythe de la marmotte mais…une marmotte n’est mignonne que sur les cartes postales et en peluche. C’est gros et grand une marmotte. Et quand elle vit dans un site très touristique, elle sait que le touriste a de la bouffe dans son sac. Donc me voilà coincée face à une marmotte affamée, qui bouche le passage et reste impassible face à mes menaces. J’appelle Ludo qui évidemment explose de rire face à la scène : « elle a faim », me dit -il, « mais ne la nourrie pas, c’est dangereux pour sa santé »…… ok ! Moi j’ai l’impression que la grosse moumoute lorgne la poche dans laquelle je cache une barre de céréale. Je tente de passer….la marmotte démarre à mes trousses et nous pourchasse ! On s’enfuie à toutes jambes ! Mon pote me hurle : « Jette lui ta barre de céréales !! « , je lui réponds :  « ben faudrait savoir »….. « jette lui bordel !!!! »

J’ai lancé ma barre de céréales à la marmotte racketteuse. Nous n’avons pas atteint le glacier tellement nous avons cramé nos ressources à fuir la peluche délinquante. Moi je vous le dis, la marmotte ne met pas le chocolat dans le papier d’alu…elle retire la barre de céréales du papier sulfu.

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Aujourd’hui tu as un super projet ! Tu nous en parles un peu plus?

Quand j’ai rejoint la grande famille TEE, j’ai survolé la page Facebook et puis je suis allée sur le blog que j’ai lu de fond en comble. Je suis tombée sous le charme !  J’ai découvert des femmes attachantes. Pour certaines le coup de coeur a été immédiat pour maintes raisons humaines.

On dit qu’internet éloigne les gens des uns des autres. TEE est tout l’inverse.

Chacune a sa progression dans la pratique du trail mais toutes viennent partager bien plus que des conseils techniques au sein du groupe. A travers l’humour, la complicité, la compréhension et la tolérance, les filles se motivent, s’entraident, se soutiennent. Je n’ai pas souvenir d’avoir croiser cette osmose depuis le siècle dernier !

J’attendais depuis longtemps qu’un sujet de livre vienne me coller la chaire de poule, me passionne, pour me remettre à l’écriture. Le déclic est venu le week-end du stage aux Calanques. Nous étions à Marseille, ma Moitié et moi, et j’avais tellement envie d’aller shooter le groupe…. immortaliser cette complicité, cette joie de vivre…. Quand un sujet de photo me tend à ce point, c’est qu’il y a quelque chose derrière. J’ai eu tout le temps d’y réfléchir pendant le trajet du retour.

Derrière mes blagues idiotes et mes licornes se cache un coeur gros comme ça. J’aime les gens vrais, j’admire ces personnes qui ont choisis de VIVRE pleinement en dépit de tout et qui mènent de front mille vies….Ces personnes sont des femmes (comme toujours !!!). Et si c’est grâce à la magie du Trail alors je souhaite mettre en lumière ces destins au travers de photos et de textes. Un hommage, en ces temps d’intolérances et de retour à des préceptes archaïques, à la femme d’aujourd’hui qui n’a besoin que d’elle même pour être heureuse.

Malhy a lancé un appel sur le groupe  Facebook aux TEE souhaitent l’aider dans son projet, vous trouverez les infos ICI

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Un petit mot sur les licornes avant de se quitter?
Les licornes (rires)
Ce n’est pas tant l’animal magnifique, majestueux et mystique, qu’il faut retenir (surtout pas).. C’est le concept déjanté de la bestiole. La licorne représente le grain de folie monumentale qui se balade en moi depuis que je suis venue au monde. J’ai grandit baignée par les légendes celtes et quitte à choisir un animal totem, je préfère la licorne à un troll. Le canular a pris plus d’ampleur quand certaines filles ont fait leur coming out licornes sur TEE .

Un petit mot sans licorne pour la fin?
Le mot de la fin est pour toi Isa. Je te remercie infiniment d’avoir eu l’idée de ce groupe. A mon avis c’est la meilleure création sur le plan humain qui s’est fait depuis la création de la peluche. Aller rejoindre les membre de TEE le soir après la journée de boulot c’est toujours joyeux moelleux !
Je voulais aussi remercier les filles qui s’investissent à la création de ce bouquin. Elles se livrent à moi sans forcément me connaitre, c’est très fort émotionnellement. Je suis vraiment très touchée par leur confiance.

 

Sylvie, « Nous seul pouvons prendre des décisions, se battre pour obtenir ce que l’on veut »

Salut Sylvie et bienvenue chez les TEE ! Tu nous racontes un peu ton histoire?
Je m’appelle Sylvie Charlet, j’ai 45 ans et je suis maman d’une adorable merveilleuse ado de 16 ans !
Mon fauteuil, c’est mon bolide à quatre roues. Je me suis retrouvée dessus il y a plus de quatre ans suite à trois maladies génétiques. Je souffre aujourd’hui d’une Fibromyalgie (totalité du corps). S’ajoute à cela une maladie qui touche mes os, une coxarthrose, une dysplasie des deux hanches, ainsi que des tendinites chroniques, de l’arthrose dans tout le corps, un décollement du grand muscle dentelé,  en prime un souci veineux, et au cœur (je prend un cachet pour réguler mon rythme cardiaque depuis l’âge de 25 ans)…
Tout cela m’a valu à ce jour 24 opérations diverses (colonne, genoux, épaules, hanches, etc…).

Je ne suis pas paralysée, je n’arrive simplement plus à tenir debout plus de 5 minutes : cela me demande une grande concentration et beaucoup de volonté pour influer le maximum d’énergie vers mes cuisses afin de mettre un pied devant l’autre.

Aujourd’hui tu fais des courses? Tu veux nous parler de tes plus belles réussites?
Bon nombre de personnes pratiquent le sport qu’elles désirent, « les valides ».
Je ne fais pas partie de celles là, non pas parce que je n’aime pas le sport, bien au contraire je l’aime depuis toujours, et je l’aimerai à vie. Je fais partie de ces personnes à mobilité réduite qui pratiquent du Handi-Sport…

14971923_332190543807001_130104966_n-1Mes buts, mes rêves, ont pris du temps, de la réflexion, de l’organisation, mais également une concertation mûrement réfléchie avec le corps médical, mes chirurgiens, mon docteur : sans leurs accords rien n’aurait été possible. Il m’aura fallut plusieurs mois pour y réfléchir, laisser l’envie mûrir, pour lancer mes premiers projets que je réalise au mieux en fonction des aléas que m’impose mon état de santé.

 

Ma plus grande réussite sportive à ce jour, c’est d’avoir eu la chance inespéré de participer à La Guadarun (Trail des Iles en Guadeloupe) : 6 iles à traverser, 150 km à parcourir. Cela dit, je n’ai pu en faire qu’une partie, moins de 100 km cette année, mais je compte bien faire la totalité l’an prochain ! Un moment magique entre la course, la découverte du pays et de sa culture, les gens qui sont d’une infime gentillesse : une sacré aventure hors norme à vivre une fois au moins dans sa vie !

Bref c’était mon rêve quand j’étais valide. Je l’ai fait en fauteuil roulant et cela a pris un tout autre sens : plus merveilleux, inoubliable dans mon coeur, dans mon esprit.. et la satisfaction de se dire que je l’ai fait, j’y suis arrivée comme les autres participants !

 

Ma pire galère, forcément c’est mon fauteuil qui n’est pas adapté et avec lequel je m’esquinte régulièrement les bras, les mains, les épaules… Imagine toi devoir faire avancer 15 kg (pour le fauteuil), plus mon poids 46 kg, le tout à la force des bras. Avec des roues qui ne vont pas partout, le moindre petit obstacles deviens un défi : comme un trottoir, un caillou, un trou sur une route, prendre un ascenseur, se retrouver devant les magasins sans y avoir l’accès, un immeuble avec des escaliers,  etc…

Le fauteuil que j’ai est un modèle utilisé dans les hôpitaux ou les maisons de retraite, mais en aucun cas un pour aller à l’extérieur. L’état nous octroie de très petites aides pour financer un fauteuil roulant. Pour le moment tous mes dossiers de demandes d’aides sont refusés !

Les galères, c’est aussi le comportement humain : les réflexions que l’on peut se prendre au quotidien, les regards, le mépris des gens, etc..
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Un mot pour la fin?
14997147_332190277140361_1159891572_nDans la vie tout n’est pas rose.
Certains auront une vie tranquille, d’autres auront une vie de folie. Certains auront la chance de ne jamais être malade, tandis que d’autres devront affronter parfois des maladies bénignes, incurables, voire irréversibles, évolutives et se battre le reste de leur vie. Que se soit pour notre vie professionnelle, ou sentimentale, nous seul pouvons prendre des décisions. Se battre pour obtenir ce que l’on veut, évoluer, avancer… Ou rester là, tels de petits soldats, des automates.
Nous avons également tous des objectifs, des buts, des envies, des rêves plus ou moins fous… Durant notre vie, on en réalisera certains, d’autres non. Tout dépend une fois de plus de nous.
Soit on y croit et on fait tout pour réaliser nos projets, nos rêves…
Soit on laisse passer sa vie au risque un jour de se réveiller avec des regrets !

Si vous voulez suivre les aventures de Sylvie : https://www.leetchi.com/c/projets-de-charlet-sylvie

Chris : « J’essayais d’effacer ma souffrance, ma tristesse et mon mal de vivre à chaque foulée. »

Salut « Kiki Valou », estphoto 5 ce que tu peux te présenter rapidement?

Je m’appelle Chris PETITJEAN et j’ai 33 ans. Originaire de Saône et Loire (Bourgogne),  j’habite actuellement en région parisienne (Yvelines) et travaille sur Versailles.

Je ne suis pas douée pour l’écriture donc je vous fais confiance pour votre indulgence sur les fautes et phrases mal construites. En tout cas, j’espère que ces confidences vont pouvoir aider et donner espoir.

 

 

Tu nous racontes un pephoto 4u ton parcours?
J’ai commencé la course à pied à 12 ans, j’adorais courir ce qui était bizarre à mon âge et mon époque : cela me différenciait des autres. On me prenait pour une extraterrestre mais cela ne me dérangeait pas car la course à pied faisait partie de moi et me faisait sentir vivante.
Au lycée, je suis donc rentrée en sport étude athlétisme et c’était merveilleux… jusqu’au jour où je me suis blessée lors d’une compétition ! On m’a diagnostiqué un problème de tendons d’Achille : bref j’ai dû arrêter la course à pied et la descente aux enfers a commencé pour moi alors que je n’avais que 17 ans.
Sans course à pied, je n’avais goût à rien, je n’avais envie de rien faire, de voir personne, et petit à petit j’ai glissé d’une petite dépression à une grave dépression qui m’a conduit à l’anorexie. Durant 6 ans, j’ai perdu du poids et je me suis battue en même temps pour rester en vie. J’avais des souffrances horribles chaque jour. J’avais l’impression que je ne m’en sortirais jamais.

Puis un jour, en rphoto 3 (1)egardant des photos, j’ai eu peur et je me suis dis qu’il fallait que je reprenne une vie normale : la course à pied. Au départ, je ne courais que 5 minutes. J’avais perdu tous mes muscles et c’était très douloureux ! Mais la douleur que j’avais en courant s’effaçait une fois le footing fini. Je commençais à avoir quelques instants de bonheur, ce qui ne m’était pas arrivé depuis longtemps. Je ne sais pas comment exprimer cette sensation que me procurait ce mini footing que j’effectuais au fil des jours de plus en plus fréquemment. J’avais tellement de questions : Pourquoi l’arrêt de la course à pied m’a conduit à la dépression ? Comment la reprise de la course à pied va me guérir de la dépression ? Pourquoi dépression et course à pied sont tant liées ?

En courant, j’avais l’impression de me sentir libre, forte, et que rien ne pouvait m’arrêter. Que toutes ces douleurs mentales et physiques que j’avais accumulé disparaissaient le temps d’un footing.

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La dépression est la pire des maladies je trouve car ca ronge de l’intérieur. Pouvoir s’en échapper prend énormément de temps mais la volonté de s’en sortir est plus forte. Le fait d’avoir repris la course à pied me donnait de l’espoir.

Je suis passée par des phases où ca n’allait pas, ou je n’avais pas envie d’aller courir et je retombais dedans directe, j’avais envie de rien faire, de voir personne. J’ai perdu beaucoup d’amis et je pense que beaucoup de mes amis ne m’ont toujours pas comprise.

Là ou la course à pied a été bénéfique c’est que je me sentais mieux et bien dans mon corps. A partir de là j’étais plus avenante avec les gens.

J’essayais d’effacer ma souffrance, ma tristesse et mon mal de vivre à chaque foulée.

 

Aujourd’hui, tu es une vraie Traileuse : tu nous racontes comment tu t’en es sortie?
Toute cette souffrance a duré environ 6 ans. Cette envie de rien, de ne plus exister…

La course à pied m a sauvé petit à petit.  J’ai commencé à me sentir mieux, à me sentir libre, à me sentir un avec mon corps. C’est un peu un sentiment indescriptible. Mais cet épisode marque à jamais et nous rend certainement bien plus fort que les autres car s’être battu tant d’années avec soit même nous permet de nous forger un caractère, une raison de vivre.
Bref j’ai senti que j’étais enfin libérée quand j’ai fais les 20km de Paris en 2011. Entre rires et douleurs, j’ai fini et la sensation que j’éprouvais était merveilleuse.

Mon corps me remerciait.photo 1 (3)

A partir de là, je me suis entraînée un peu plus et je me suis inscrite à quelques courses de temps en temps. J’avais l’impression de grandir, d’apprendre encore des choses sur moi et d’écouter mon corps.

En 2013 je me suis mise au trail et j’étais merveilleusement bien, en osmose avec mon corps.

Du coup j’ai décidé de m’inscrire au marathon de Rome en mars 2014 et le marathon du Mont Blanc en juin 2014. Tout me souriait. J’avais vaincu !!

Jusqu’au jour où tout (re)bascula ! Et c’est la que je me dis que la dépression est terrible car elle est longue à partir mais si simple à revenir… Une descente aux enfers m’attendait : après plusieurs examens et épisodes douloureux, j’appris fin décembre que je devais me faire opérer du col de l’utérus.
Tellement de questions me hantaient alors  : mais quand vais je pouvoir courir suite à cette opération? Comment vais-je faire ? Vais-je reperdre tous mes muscles? Je ne veux pas revivre l’horreur? Vais-je un jour avoir un enfant? Mais comment vais-je faire pour courir?

Bref la panique m’envahit et le mal être revient.

photo 2 (1)

Suite à l’opération, j’ai eu des examens pour voir si le cancer était encore la. Mais pendant tout ce temps mes seules questions devant le chirurgien concernaient la course à pied  :  c’etait devenu mon moteur, ce qui ne me faisait pas perdre pied. J’étais triste et je me suis vite rendue compte que je retombais en dépression. Mais je ne savais pas quoi faire. J’étais impuissante car je ne pouvais pas courir.

L’heure du marathon approchait à grand pas. J’ai « menti » à mon copain et toute ma famille : je leur ai expliqué que je voulais prendre ce départ et que j’allais faire 10/20km et abandonner. Ca me tenait tellement à cœur de prendre ce départ ! Ma famille proche qui a déjà connu mon anorexie et ma dépression m’a comprise et heureusement. Sauf que dans ma tête j’allais le finir ce marathon car pour moi ce marathon représentait mon mal être et qu’il fallait que je m’en débarrasse en le finissant.

Sans entraînement je me retrouvais donc sur la ligne de départ, et la j’ai vaincu 4h51 de souffrance. J’ai pleuré, j’ai réfléchi sur moi, sur la vie, sur ce qui nous arrive… Pourquoi j’avais eu ce soucis de santé ? Est ce que c’était encore une épreuve pour me forger ?
Durant cette course j’ai ressenti des choses terribles et merveilleuses que je n’oublierais jamais. Mes jambes étaient lourdes, j’avais mal. Je me souviens d’avoir pleurée comme un bébé, mais aussi les gens qui criaient et m’encourageaient. Quels souvenirs magiques !!

Quand j’ai vu la ligne d’arrivée devant le Colisée avec mon copain qui m’attendait, c’était une délivrance, j’allais me débarrasser de ce mal être… J’allais pouvoir revivre !

C’est difficile d’expliquer ce que la course à pied procure si on ne la pratique pas. Mais je pense que c’est le seul moyen de se connaître vraiment.

En juin 2014, le chirurgien m’a dit que c’était « fini », que le cancer ne pouvait plus revenir.
A présent ce qui me fait peur c’est que dés que j’arrête la course à pied plus de deux jours je me sens mal. Le pas vers la dépression est-il si rapide si un jour je devrais arrêter ?

Je suis tombée enceinte fin octobre 2014. Moi qui ne voulais pas d’enfant, j’ai eu cet amour et ce déclic le jour où j’ai appris que j’étais enceinte. J’ai eu une grossesse très difficile (MAP/diabète gestationnel…) du coup j’ai dû rester aliter.  Je me sentais mal mais il fallait vraiment que je garde la force pour mon bébé. Je n’avais pas le droit de sombrer dans la dépression.

Mais plus le temps passait plus j’acceptais d’attendre, et puis quand on est enceinte, nos priorités changent un peu. A ce moment-là, je vous lisais et ça me motivais énormément, alors merci à vous les TEE.

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J’ai accouché le 24 juillet 2015 : le plus grand bonheur de ma vie.

Grâce au groupe TEE, j’ai rencontré deux filles extraordinaires à côté de chez moi (Cécile et Marjorie). Grâce à elles, j’ai repris la course à pied et j’ai même fait un trail de 40km 😉 Je les adore, je les admire !!! Merci à elles du fond du cœur <3

J’ai fait ce témoignage surtout pour aider les filles qui ont été anorexiques ou qui le sont encore, il faut s’accrocher mes belles ! La vie est tellement courte. J’aimerais tellement vous aider.

J’espère être présente pour le prochain rassemblement et vous rencontrer ! Restez comme vous êtes, vous êtes géniales ! La vie est belle!!! Vive les TEE !

Sabine : Enfile tes baskets avant que le maladie ne t’arrête !

Salut Sabine ! Est ce que tu peux te présenter rapidement?12822832_10153595678004608_499212577_o
Je m’appelle Sabine, j’ai 24 ans. Je suis blonde, les yeux bleus, 1 m 75… ( ah non mince ce n’est pas un site de rencontre ! :p ) Non plus sérieusement, je vis à Lyon mais je suis sans cesse dans le train entre Reims, Paris et Lyon…donc en fait parfois je ne sais plus trop où j’habite !  J’ai toujours plein de projets dans la tête, j’ai une soif de vivre insatiable !!! Depuis plusieurs années, je suis atteinte de la maladie de Lyme au stade chronique, donc quand la maladie pointe le bout de son nez on ne voit plus la vie du même côté.

Quand est-ce que tu as commencé à courir? De quel sport tu viens?
Alors quand j’était petite j’ai testé beaucoup de sports : la danse classique, la danse jazz, la gymnastique, le trampoline… Mais il faut que je l’avoue le sport n’a jamais était une passion !
Ah si il y a un sport que j’adorais plus que tout c’était le shopping ! Si, mesdames c’est un sport : – Il faut des bras en béton pour porter les sacs ! – Un mental d’acier pour les soldes! – Des jambes musclées pour arpenter les allées des magasins !
Puis un jour, un médecin me dit que le sport m’est fortement déconseillé et là c’est THE déclic : Cette vulgaire maladie se prend pour qui ? Qui est elle pour m’interdire de faire quelque chose?? À partir de ce jour j’ai décidé de chausser mes baskets ! C’était en janvier 2014.

Est ce que tu veux nous parler de maladie, ton quotidien?
Mon petit compagnon de vi12059967_10153595677974608_1446364803_oe se nomme : Maladie de Lyme. Nommée  » Borréliose de Lyme » c’est une maladie bactérienne. Cette maladie se transmet par une piqure de tique. Pouvant affecter divers organes et toucher divers systèmes, elle évolue sur plusieurs années ou décennies en passant par 3 stades. Non soignée ou sans guérison spontanée au premier stade, cette maladie peut à terme directement ou indirectement affecter la plupart des organes humains de manière aigue et/ou chronique avec des effets différents selon les organes et les patients, et finalement conduire à des handicaps physiques ou mentaux. Des séquelles et rechutes sont possibles.

Voici l’explication scientifique ( j’avoue que c’est un peu pénible à lire…)

Alors concrètement, parfois cette vermine me cloue au lit à cause des douleurs musculaires. Ce qui m’arrive aussi c’est de perdre la boule : je ne connais plus mon adresse, j’oublie des rdv, je ne sais plus ce que j’ai fais 1 h avant… J’ai aussi des problèmes cardiaques… je ne vais pas tout vous raconter sinon dans 3 jours vous serez toujours en train de lire cette article ! Mais malgré toutes ces contraintes, ma maladie est ma fierté ! C’est mon petit truc en plus… Il faut faire de ses faiblesses une force ! Sans Lyme je n’aurai jamais accompli autant de défis, rencontré des gens aussi géniaux. Je peux dire que je remercie le tique qui m’a contaminé, il pensait m’affaiblir mais au contraire il a donné un sens à ma vie et m’a rendue plus forte que jamais !!! J’ai la positiv ‘attitude !

Quel est ton plus beau souvenir de course?
Le 6 Mars 2016, le semi de Paris ! Première course depuis mon dernier séjour à l’hôpital le 1er Novembre suite à un AIT ( Accident ischémique transitoire ). Cette course était plus que symbolique pour moi ! Mettre à nouveau ses baskets pour une course officielle ! Tout était prêt ! J’ai briefé chacun de mes muscles pour ne pas lâcher (oui oui je suis 12837429_10153612158069608_498682980_oun peu zinzin je parle à mes muscles !).  J’ai verrouillé mon mental pour rester focus sur la ligne d’arrivée !

10h30 le départ est lancé, c’est parti ! Je pleure dès les premiers km de joie d’être parmi ces coureurs (bon ok j’avoue je pleure aussi de douleur mais ça on s’en fout !) Ma maman, ma famille,mon amoureux, mes amis sont là pour m’encourager. Me voyant en difficulté dès le 5km, une copine décide de se joindre à moi dans la course pour me coacher (elle a couru 15 km juste pour moi ! Oui je sais j’ai une copine en or ! Merci Sixtine !). Et voilà je vois la ligne d’arrivée ! C’est bon, je l’ai fait !! Objectif atteint : j’ai écrasé la ligne d’arrivée !

Et ta pire galère?
Lors de ma première participation au Trophée Roses des Sables en 2014. C’est un rallye en 4×4 au Maroc, je faisais équipage avec ma maman. (Oui je sais j’ai trop de chance, j’ai une maman aussi barjo que moi ! Rien ne l’arrête !).

Nous d12443433_10153612158029608_1707475657_odémarrons l’épreuve des dunes et là … Paf… On ensable la voiture ! Elle manque de se retrouver sur le flanc ! Nous décidons de creuser… 4h plus tard…47 degrés plus chaud…nous sortons de cette galère !!! Enfin c’est ce que l’on croyait, mais non… ! A ce moment là mes muscles décident de me lâcher, plus de force ! Heureusement maman et l’organisation sont là, on se rebooste, on oublie tout et on termine cette étape avec le sourire !

Quel est ton prochain objectif?
Personnellement, mon prochain objectif est me dépasser encore plus, trouver des nouveaux défis encore plus fous, partager des moments inattendus avec mes proches … bref tout simplement VIVRE !
Et mon rêve ? : que le monde soit moins égoïste et arrête de penser à ses performances personnelles, à sa petite personne… Dans chaque chose négative il y a toujours du positif ! Ne jamais se plaindre ! Positiver !!! ( Je sais que cela m’arrive aussi de broyer du noir, mais cela ne sert à rien, dans ce cas là on se met 2 claques, on sourit et c’est reparti !)

Aujourd’hui, tu as créé l’association l’enfance p12842469_10153595678099608_789454641_oétillante. Est-ce que tu peux nous en dire plus ?
L’enfance Pétillante est une association qui a pour but de convaincre, encourager et soutenir des personnes malades ou handicapées de relever des défis sportifs et solidaires. Le sport est un domaine fédérateur, peu importe son milieu social, son origine, sa langue …on peut tous se retrouver autour d’un ballon non ?? Alors voilà, LEP veut prouver que le sport peut être un médicament comme un autre. De plus il faut arrêter les stigmatisations entre valides, handicapés, malades… Simplement profiter d’une activité tous ensemble pour apprendre de chacun et partager un moment hors du temps.

Plus d’informations sur le site : www.lenfancepetillante.org
Aussi sur Facebook et sur Instagram !

Cécile, une entrepreneuse incroyable !

Mais qui est Cécile Bertin? Elle est très active sur notre groupe, cours un peu partout dans le monde et a un beau style littéraire. J’ai eu envie d’en savoir plus : je ne savais pas dans quoi je me lançais ! Quelle sacrée bavarde 🙂 ! Mais surtout, quel plaisir j’ai eu à réaliser cet interview à lire ses aventures incroyables…

Salut Cécile ! Est ce que tu peux te présenter rapidement ?Portrait Burkina
Je m’appelle Cécile Bertin, j’ai 45 ans et j’ai aussi 4 enfants. Je vis dans l’Allier parce que lorsque tu épouses un auvergnat tu comprends vite que tu épouses l’Auvergne dans la foulée… En fait nous avons été parisiens pendant des années mais à la naissance du 4ème la volonté d’avoir un nid à nous est devenue forte. Et quitte à s’en prendre pour 25 ans de crédit, nous avions envie d’un truc qui nous faisait rêver. Alors ni une ni deux, j’ai plaqué ma carrière parisienne, pris mes petits sous le bras et je suis partie m’installer dans un coin totalement reculé de la France au milieu des moutons dans une maison avec un vrai jardin, pas un jardinet à la Stéphane Plazza !

Aujourd’hui je crois que tu diriges un blog et un magazine ? Tu peux nous en dire plus ?
Alors que j’étais en train de devenir une vraie accro aux abécédaires en point de croix, j’ai aussi pris la décision de courir un peu histoire de relever un défi pour moi la non sportive par excellence : courir un marathon. Et quand je dis non sportive je ne plaisante pas ! Dispensée de sport à l’école pour mon plus grand bonheur de rat de bibliothèque. Mais la vie réserve parfois de sacrées surprises… Je me suis retrouvée dans ma première vie pro à être engagée sur le Raid Amazones pour compléter une équipe. Le truc de dingue absolu pour moi… Et le plus dingue c’est qu’on a fini et même pas dernière. Je me souviens encore de mon stress à chaque briefing tous les soirs présentant l’étape de lendemain… Je me couchais en me disant « bon ben là ça y est c’est fini, tu vas mourir demain ». Et finalement dans l’avion du retour alors que nous fêtions notre réussite au champagne gratuit offert par l’hôtesse, je me suis dit « punaise mais tu vas faire un truc encore plus dingue, tu vas courir un marathon, et pas n’importe lequel, tu vas courir celui de NY ! ». Bon l’urgence était tout de même de faire mon 4ème parce que mes ovaires vieillissent plus vite que je n’avance sur trail et reprise 2 ans après avec toujours cette idée en tête. Pour faire court, non seulement j’ai couru NY mais j’ai même gagné un concours (le premier auquel j’ai participé) et j’y suis allée tous frais payés ambiance hôtel de luxe et tutti quanti. La folie a alors commencé…

Moi la mère au foyer je mBertin-130e suis lancée dans un projet encore plus fou : courir 7 marathons sur 7 continents en 80 jours. Pour ça il fallait des sponsors forcément et pour avoir des sponsors il faut faire parler de moi… J’ai contacté toute la presse running qui a gentiment fait écho de mon aventure. En parallèle, lorsque je suis arrivée dans ce milieu j’ai découvert qu’il n’y avait pas de femmes ou presque… Du coup j’ai lancé un site « courir au féminin » qui avait pour but d’encourager les filles à se lancer dans l’aventure. Au fur et à mesure (en fait c’est allé très vite), on m’a proposé d’écrire un livre, des articles, de lancer un magazine « Running pour ELLES »… Et j’ai un blog parce que je suis bavarde et que mon journal ne me permet pas de publier des articles de 10 pages ! Bref moi la mère au foyer je suis devenue journaliste sportive sans rien comprendre à ce qui m’arrivait !

Et du coup, comment tu as commencé le trail?
Très vite le bitume m’a ennuyé… J’ai donc commencé le trail naturellement par le marathon du Mont Blanc (j’en rigole encore… pauvre folle !), puis les grands classiques comme la SaintéLyon. Je suis totalement pathétique en montagne mais je persiste… et je me prends des taules régulièrement. Par contre j’ai vite découvert le désert et là je peux le dire je suis devenue accro. Je pourrais arrêter de courir demain mais si on me disait que je ne pourrais plus jamais DSCN0670retourner dans le désert, j’avoue que cela me rendrait un peu malheureuse. Ce sont surtout des courses où les nulles en sport sont plus souvent à l’aise parce que pour les finir il faut d’autres qualités comme être une vraie tête de mule, un minimum organisée pour préparer son sac. Bref pour faire court, il m’arrive de ramasser des mecs qui valent moins de 3h sur marathon et c’est juste un peu jouissif !

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« Machine à laver berbère »

Aujourd’hui, tu fais des ultra un peu partout dans le monde. Comment arrives-tu à concilier cela avec ton travail, ta vie de famille ?
J’ai une chance folle, c’est mon travail ! Quand je pars sur une course à l’autre bout du monde, c’est comme si j’allais à un séminaire pro… C’est juste un peu plus rigolo ! Maintenant que les choses soient claires, ma maison n’est pas propre comme je le souhaiterai, je ne passe pas 8h en cuisine pour leur faire des petits plats, je fais simple et j’ai rendu ma tribu ultra autonome. Aujourd’hui surtout je n’en ai plus que 2 à la maison, ça facilite les choses. Ah oui parce que forcément on me pose toujours la question : non le papa n’est pas là de la semaine, il bosse à 300km donc la logistique, c’est surtout les super mamies et moi.

Quel est ton plus beau souvenir trail ?
Franchement c’est difficile à dire… J’ai des souvenirs incroyables quand même. Franchement si je ne devais qu’en retenir que 2, ce serait l’étape longue d’une course en Atacama où un orage sec a éclaté pendant la nuit. Le désert s’éclairait de rouge, c’était tout simplement incroyable. Et forcément courir avec les pingouins en Antarctique qui sont hyper joueurs !

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Et ta pire galère ?
Là aussi difficile de n’en citer qu’une parce que j’ai quand même vécu des trucs un peu durs parfois. Je dirais la plus récente, mon abandon l’année dernière sur l’UTMB que je n’ai toujours pas digéré et mon premier ultra dans le désert algérien. Je ne pensais pas que je pourrais souffrir autant pour une course… Je ne pensais qu’à une chose : me foutre en boule sur le côté et attendre qu’on m’achève. Ce qui est fou c’est qu’évidemment, tu finis, et quelques heures après lorsque tu es lavée et rassasiée, tu te dis que finalement ce n’était pas si terrible.

Quel est ton prochain objectif ? Ton rêve ?
Mon prochain objectif est dans quelques jours puisque je pars à Abu Dhabi retenter un 200km sachant que l’année dernière je me suis contentée du 100 ! Et mon rêve… Là encore il y en a plusieurs : le désert de Namibie et le Népal. Mais pas forcément en courant, du trekking tranquille m’ira très bien !

Est-ce que tu soutiens une association ? J’ai vu que tu es pas mal engagée pour promouvoir le sport au féminin…
Pour la première fois de ma vie je vais courir sous les couleurs de Mécénat Chirurgie Cardiaque la Maxi Race en mai. D’ailleurs à votre bon cœur Mesdames ! Après j’ai mes propres causes que je défends à titre privée qui touche toujours les femmes et surtout l’éducation qui pour moi la priorité absolue. Une femme instruite n’est souvent plus soumise, et ce n’est pas un hasard si l’on commence par leur interdire l’accès à l’école.

Par rapport au sport, si je coCIMG2813ntinue à raconter ma petite histoire, c’est vraiment pour convaincre que si une fille comme moi qui est quand même une buse en sport, soyons claire, arrive à finir des ultras, c’est un message d’espoir pour toutes les autres ! Comment espérer que les gens croient en vous si vous ne croyez pas en vous-même ? Et c’est valable dans sa vie privée et dans sa vie professionnelle.

Pour suivre les aventures de Cécile : http://runfitfun.fr/

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Interview d’Emilie LECOMTE : nature, plaisir et simplicité !


Elle est discrète, mais sachez qu’il y a une grande championne qui se cache dans notre groupe Facebook. Emilie LECOMTE, au palmarès impressionnant ! Aujourd’hui, elle se confie aux TEE lors d’une interview 🙂
Salut Emilie ! Tout d’abord, est-ce que tu peux te présenter rapidement?IMG_0364
Emilie LECOMTE, j’ai 36 ans, je suis Accompagnatrice En Montagne, organisatrice de stages et de séjours sportifs, et accessoirement, je cours aussi un peu, beaucoup, passionnément…!

Tu es aujourd’hui une grande championne du Trail. Est-ce que tu peux nous raconter comment tu as commencé?
J’ai démarré le Trail grâce (ou à cause) des Raids multisports, par lesquels j’ai commencer à venir au mode « compétition », et qui m’ont clairement mis le pied à l’étrier pour la pratique du sport en général. Avant cela, je ne faisais que du VTT en loisirs, et encore pas depuis si longtemps!
Ma première course en montagne c’était en 2007, le Trail des 2 lacs (le petit format de la 6000D), puis un an plus tard, je tentais ma deuxième expérience en Trail sur sa grande soeur,la 6000D justement, en Juillet 2008. ça m’a bien plu, mais à cette époque je faisais encore majoritairement du Raid multi avec l’asso Esprit Raid. Avec du VTT, et de l’orientation, on se marrait bien ! Ensuite, au début de la saison 2009, une fracture de la clavicule sur un Raid me contraint à l’arrêt provisoire du VTT. Du coup j’en profites pour courir un peu plus. Et me voilà lancée sur ma première vrai saison de Trail, avec la Diagonale des fous en ligne de mire, que je gagne d’ailleurs cette année là.

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Je me suis assez vite dirigée vers le format qui me plait le plus, la longue distance. N’ayant pas de culture « Athlétique » à la base puisque mise au sport très tard, je recherchais surtout le côté « Aventure », et « challenge perso », plus que l’aspect « compétitif » proprement dit.

De quel sport tu viens? Est-ce que tu faisais déjà un sport à « haut niveau » avant?
Non pas de « haut niveau », puisque je viens plus ou moins du VTT, en mode « Rando touriste », que j’ai lui même débuté assez tard. Dans ma jeunesse pas de sport, si ce n’est à l’école…IMG_6496

Quel est ton plus beau souvenir trail?
Des beaux souvenirs, il y en a beaucoup, à chaque nouvelles aventures en fait ! Mais si je ne devais en retenir que 2 ce serait le Record du GR20, pour l’aventure humaine incroyable que l’on a vécu avec mon équipe, et le Tor des Géants, pour les mêmes raisons.
Ces aventures reflètent beaucoup de valeurs de vie essentielles qui résument ce que représente la montagne, et le trail à mes yeux: le partage, l’entraide, l’humilité, le dépassement de soi, et l’esprit d’équipe…

Et ta pire galère?
Quand je me suis vu au panneau du km 5 sur le Eiger Ultra Trail cette année, sans jambes, avec des monstres crampes, pas de souffle, pas de jus, me dire « ouh punaise ça va être long! … »

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As tu une alimentation particulière aujourd’hui?
Je dirais une alimentation juste saine, et équilibrée oui. C’est un sujet qui me passionne beaucoup, parce que c’est un facteur à part entière de la performance, tout comme l’entrainement, et constitue l’élément fondamental à une bonne la santé d’une manière plus générale.

Quel est ton prochain objectif? Ton rêve?
Je participerai cette année à différentes courses du ChaDSC04374llenge Ultra Trail World Tour, à commencer par la Transgrancanaria, qui aura lieu en mars prochain.

Mon rêve? J’ai fait un rêve, oui, celui d’un monde ou l’homme arrêterai de détruire, et de polluer tout ce qui lui est nécessaire pour vivre : la nature, l’air, l’eau, la nourriture… Un monde ou l’homme ne serait pas assez stupide pour chasser au milieu des coureurs ou de promeneurs au risque de leur enlever la vie,  ou l’homme ne choisirai pas d’abattre des troupeaux de bouquetins sains et innocents par facilité plus que part nécessité…. Et enfin un monde ou l’on pourrait écrire, et rire de tout, ou sortir boire un verre tranquillement en terrasse, sans risquer d’y rester….

2015 a été une année révélatrice de la folie de l’homme. Mon rêve serait que tout le monde en ait conscience, et que chacun essaie d’apporter une contribution au bien être de la planète, tout simplement.

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Je crois qu’il y a une association qui te tient particulièrement à cœur aujourd’hui, tu peux nous en parler?IMG_7007
Oui! L’asso « Courir Ensemble » qui œuvre pour que des enfants atteins du Cancer puissent vivre des moments d’exceptions qu’ils soient sportifs ou non. Elle contribue ainsi à améliorer leur quotidien, et à leur donner la force de combattre.
http://www.courirensemble.ch/
https://www.facebook.com/Courir-Ensemble-415089075293834/?fref=ts

 

Un petit mot pour la fin?
Je voudrais souhaiter mes meilleurs vœux à toutes les TEE, pour une année riche en émotions, en aventures, en partage, en bonheur en tout genre, avec du sport aussi bien sûr, mais d’abord et surtout, une pleine santé pour que tout ça puisse exister! Prenez soin de vous, et au plaisir de vous croiser sur les sentiers ou ailleurs! 😉
Vive le Trail, vive le sport, et vive la vie!

Pour prolonger l’aventure avec moi, suivez moi sur:
Le blog: http://www.myraidunivers.com/
Facebook: https://www.facebook.com/Emilie.LECOMTE

Merci Emilie ! Nous aurons le plaisir de te voir bientôt à notre prochain rassemblement du 01 au 03 Avril dans l’Aveyron ! Pour celles qui le souhaitent, il reste encore des places ! 🙂 🙂 🙂
http://trailentreelles.com/rassemblement-emilie-lecomte-01-03-avril-2016/

 

Le palmarès d’Emilie Lecomte :

2015
1ère de l’Echappée Belle (144 km)
1ère du Tchimbé Raid (90 km)
1ère du Trail du Roc de la Lune (30 km)
1ère de l’Ultra montée du Salève
2ème de la Diagonale des Fous (164km)
7ème de l’Eiger Ultra Trail (101 km)

2014
1ère du Tor des Geants, 9ème scratch (330 km)
1ère du Grand Raid 73, 15ème scratch (73 km)
1ère Trail du Roc de la lune, 8ème scratch (60 km)
2ème de La Ronda del cims, 27ème scratch (170 km)
2ème du Dolomiti extrem trail, (53 km)

2013
2ème de La Ronda Del Cims (170 km)
5ème de la Transvulcania (76 km)

2012
1ère du Grand Raid de la Réunion (164 km)
1ère du Trail de l’Ardéchois
Record du GR 20 en Corse (41h22mn10s)

2011
1ère de l’Andora Ultra trail (112 km)
1ère Grand Raid 73
3ème du Trail de l’Ardéchois

2010
1ère du Trail des Aiguilles rouges, 20e scratch (53 km)
2ème du Grand Raid 73 (73 km)
1ère de la 6666 occitane, 15e au scratch (118 km)

2009
1ère du Grand Raid de la Réunion, (32ème au scratch)
3ème du Tour de la Grande Casse
3ème l’Annecîme (80 km)
1ère des Drayes du Vercors (58 km)
1ère mixte au Raid du Mercantour

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La recette pâte de fruits par Carine

Salut Carine ! Est-ce que tu peux nous faire une rapide présentation?
Carine Dordan, catalane de Perpignan, la 40aine bien entamée, 2 grands garçons ados, pas de chien, pas de 4×4, des idées sociales revendiquées, un caractère trempé, une certaine folie douce, parfois borderline, pas hypocrite (voire trop franche) et addict à mon indépendance. Trop entière pour la demi-mesure, je ne sais pas faire semblant. Puis…tout se lit sur mon visage. Alors il suffit juste de me regarder pour me comprendre. Un cœur qui bat sûrement lentement mais qui bat pour des émotions fortes.image10

 

 

 

 

 

 

 

Durant le rassemblement à Samoens, tu nous as intrigué avec tes pâtes de fruits maison. Tu nous livrerais ton secret? 🙂

Avec grand plaisir !

Pâtes de fruits « Home Made By Moi » : Temps de réalisation 20 minutes12046600_10207593521496073_4653514371678654287_n

  • 250 gr de fraises ou fruits, à mélanger ou non (fraises et/ou bananes, dattes et ou bananes, figues, pommes et/ou bananes, coings, abricots, poires, etc etc)
  • 150 gr de sucre blanc,
  • 4 cuillères à soupe de sirop d’agave (optionnel)
  • Amandes, pistaches, noix, noisettes, raisins secs (optionnel)
  • 1.5 sachet de Vitpris (Alsa)

Pour faire de plus grosses quantités, doublez, triplez ou quadruplez les doses !!!

Préparer les fruits, les nettoyer (peler si besoin) et les mixer (pas besoin de Thermomix, hein !!!! 😉😉😉😉. Un simple mixer pas cher suffit !!!)
Mélanger le Vitpris, le sucre, le sirop d’agave (optionnel !) et en option aussi les fruits secs (noix, amandes, pistaches etc) aux fruits mixés, et poser le tout dans la casserole sur un feu doux jusqu’à la fonte totale du sucre sans cesser de remuer (risque de grumeaux). Une fois le sucre fondu, porter à ébullition et maintenir 5 min tout en remuant et le tour est joué !

Au préalable, préparer un petit moule rectangulaire et apposer une feuille de papier sulfurisé, verser la mixture chaude et laisser refroidir. Mettre ensuite au réfrigérateur. Quelques heures plus tard, couper en lamelles et envelopper dans du film alimentaire… Conservation plusieurs mois !

Lors des ravitos, pas besoin de les déballer, il faut juste presser le papier et la barre glisse à l’intérieur du film, l’absorption est rapide et super digeste ! Vous pouvez aussi remplacer le vitpris par du Agar-Agar mais le temps de prise en gélatine est plus long et la texture moins fondante. De plus le goût est un peu amer.

À vos fourneaux…et à vos papilles !!!
Et pour le prochain rassemblement TEE : BATTLE de recettes maison pour ravitos Trail 😉

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Merci 🙂 
Et si tu nous parlais un peu de ton parcours en trail maintenant?

IMG_0221Mes premiers émois en cap remontent au collège avec une 3ème place individuelle et une 1ère place par classe au cross du collège. Pendant les études supérieures, pas facile de toujours continuer et suivre avec assiduité… Mais passionnée de sport, de ski, de montagne, de neige, de glisse, de défis, j’ai toujours eu beaucoup d’activités physiques. Après la naissance de mes 2 garçons j’ai repris la cap avec du fractionné. Mais de grosses blessures à répétitions m’ont éloignée du fractionné (6 fractures de fatigue avec plâtres en 3 ans et 1/2… Et autant de périostites).

Ce sport est synonyme pour moi de découverte, de partage, d’indépendance, de liberté, d’évasion, de rencontres, d’autonomie et de dépassement personnel…donc cela a été une évidence avec le caractère que j’ai ! Besoin de personne, pas de contraintes horaires, et terrains de jeu faciles à trouver vue la variété de mon département (66) qui s’étend de la mer à la montagne.

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Voilà tout simplement comment je suis venue au Trail, en m’entraînant sur les circuits nature, la montagne et le vallonné. Et les organisateurs de courses des Pyrenées-Orientales profitaient de la diversité du département et de sa géographie, pour organiser ce que l’on appelait « à l’époque » (avant que le mot Trail ne devienne légion…) les cross, les courses nature et montagne. Passionnée par la découverte, la variété des éléments et des terrains, le trail a donc été une suite logique…puisque je faisais déjà des sorties nature à la découverte de nouveaux lieux ! D’ailleurs je choisis mes courses à l’envie, à la variété, à la découverte et à la beauté, et non de façon tactique ou pratique. Il faut que je sois séduite avant tout, que le lieu me transporte, que la nature me fasse rêver, que le voyage soit mental, que le défi soit personnel. Sans magie, sans ambiance, sans partage, l’intérêt est pour moi réduit à néant.
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Quels sont tes plus beaux moments TRAIL aujourd’hui?
image21Mes plus belles émotions sportives, je les ai vécues sur route avec les Marathons de NY et Paris, avec un chrono de 3h44. Puis en trail à l’arrivée du Marathon des Causses aux Templiers. Puis ensuite à l’ITT de Val d’Isère, au grand Trail des Templiers, à l’ecotrail de Paris et surtout lors d’ultras sur la Cordillère Blanche au Perou et sur la Bolivia Ultra Race. Beaucoup d’émotions partagées, et j’avais conscience de tout le chemin parcouru et reparcouru pour en arriver là…

 

Tout cela demande une sacrée préparation ! Comment est-ce que tu gères tes entrainement aujourd’hui?
Mes entraînements sont artisanimage12aux, surtout par le fait que je jongle avec mes blessures qui sont une épée de Damoclès permanente, mon travail et mes mes garçons Louis et Charles. Et puis suivre un plan, ça m’indispose ! Je pratique aussi le fitness en salle de sport pour la PPG : body pump, RPM, CX, etc. Et tous les we d’hiver je monte aux Angles (station de ski 66) pour ski, ski de Rando, Run.

Ces 5 dernières années ont été en dents de scie voire certaines catastrophiques pour moi à cause des fractures : annuler des courses, renoncer à des dossards, voir s’envoler des gros défis, regarder les copains partir sur des événements, lire les posts, devoir rester immobilisée…sont autant de coups de poignard qui engendrent des douleurs morales bien souvent supérieures aux physiques. C’est alors qu’il faut puiser dans son mental et qu’il sert énormément.
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Après une fin d’été 2012 où j’étais autorisée à trotter gentiment…ma reprise s’est faite dans le dur. J’avais terminé 2ème du challenge snow Trail Salomon, et j’étais invitée par la marque à courir l’Ubaye Trail en août. Je me suis alignée sur le 25kil et ses 1200 de D+ avec seulement 3 sorties de 6km sur du plat !!! Tout au mental… Puis j’ai enchaîné avec quelques trails (Collioure, les Templiers et son marathon des Causses et le snow Trail la Romeufontaine). J’ai refait NY pour la 3ème fois en 2013 avec une fracture du tibia…dans des douleurs horribles mais sous les 4h malgré des arrêts incessants. Puis il y a eu beaucoup d’autres trails et ultras : le plus beau en Europe étant celui à Zermatt au Cervin, le « Matterhorn Ultraks ». Le Perou et ses 220km pour 13000D+, puis la Bolivie à courir entre 4000m et 6000m d’altitude.
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Mais ma joie de vivre, mes petits bonheurs, l’envie de parcourir des chemins insolites, de gravir de nouveaux sommets, de trotter entre amis, de découvrir des paysages merveilleux, de me retrouver avec moi-même, de vivre des défis personnels grisants, de communier avec les éléments, bref, de me sentir vibrer et vivre…est intacte !

J’espère cependant que mon plus beau souvenir reste à venir, reste à réaliser, reste à partager, reste à sceller ! Je pars en janvier pour un ultra en Patagonie/Chili avec mon ami Christophe Le Saux…et c’est un sacré morceau !!

Nb : je n’aime pas l’été, je suis un ours, amoureuse du froid, de l’hiver, de la neige, des ciels bleus et ensoleillés de l’hiver, donc…plutôt Tromso que les Sables pour partager un défi :)))image4image3

Merci de nous avoir fait rêver avec toutes ces photos magnifiques !
Pour finir, un petit mot sur ton boulot, qui je crois à un rapport avec le TRAIL?
Je suis, par passion et par loisir, (car j’ai un « vrai » travail à côté) testeur de produits course à pied et rédacteur pour le magazine TraileurZ. Être rédacteur et testeur, c’est associer la tête et le corps, c’est faire rouler 2 machines pour un seul plaisir…le nôtre !