Archives pour la catégorie Interview

Cécile, une entrepreneuse incroyable !

Mais qui est Cécile Bertin? Elle est très active sur notre groupe, cours un peu partout dans le monde et a un beau style littéraire. J’ai eu envie d’en savoir plus : je ne savais pas dans quoi je me lançais ! Quelle sacrée bavarde 🙂 ! Mais surtout, quel plaisir j’ai eu à réaliser cet interview à lire ses aventures incroyables…

Salut Cécile ! Est ce que tu peux te présenter rapidement ?Portrait Burkina
Je m’appelle Cécile Bertin, j’ai 45 ans et j’ai aussi 4 enfants. Je vis dans l’Allier parce que lorsque tu épouses un auvergnat tu comprends vite que tu épouses l’Auvergne dans la foulée… En fait nous avons été parisiens pendant des années mais à la naissance du 4ème la volonté d’avoir un nid à nous est devenue forte. Et quitte à s’en prendre pour 25 ans de crédit, nous avions envie d’un truc qui nous faisait rêver. Alors ni une ni deux, j’ai plaqué ma carrière parisienne, pris mes petits sous le bras et je suis partie m’installer dans un coin totalement reculé de la France au milieu des moutons dans une maison avec un vrai jardin, pas un jardinet à la Stéphane Plazza !

Aujourd’hui je crois que tu diriges un blog et un magazine ? Tu peux nous en dire plus ?
Alors que j’étais en train de devenir une vraie accro aux abécédaires en point de croix, j’ai aussi pris la décision de courir un peu histoire de relever un défi pour moi la non sportive par excellence : courir un marathon. Et quand je dis non sportive je ne plaisante pas ! Dispensée de sport à l’école pour mon plus grand bonheur de rat de bibliothèque. Mais la vie réserve parfois de sacrées surprises… Je me suis retrouvée dans ma première vie pro à être engagée sur le Raid Amazones pour compléter une équipe. Le truc de dingue absolu pour moi… Et le plus dingue c’est qu’on a fini et même pas dernière. Je me souviens encore de mon stress à chaque briefing tous les soirs présentant l’étape de lendemain… Je me couchais en me disant « bon ben là ça y est c’est fini, tu vas mourir demain ». Et finalement dans l’avion du retour alors que nous fêtions notre réussite au champagne gratuit offert par l’hôtesse, je me suis dit « punaise mais tu vas faire un truc encore plus dingue, tu vas courir un marathon, et pas n’importe lequel, tu vas courir celui de NY ! ». Bon l’urgence était tout de même de faire mon 4ème parce que mes ovaires vieillissent plus vite que je n’avance sur trail et reprise 2 ans après avec toujours cette idée en tête. Pour faire court, non seulement j’ai couru NY mais j’ai même gagné un concours (le premier auquel j’ai participé) et j’y suis allée tous frais payés ambiance hôtel de luxe et tutti quanti. La folie a alors commencé…

Moi la mère au foyer je mBertin-130e suis lancée dans un projet encore plus fou : courir 7 marathons sur 7 continents en 80 jours. Pour ça il fallait des sponsors forcément et pour avoir des sponsors il faut faire parler de moi… J’ai contacté toute la presse running qui a gentiment fait écho de mon aventure. En parallèle, lorsque je suis arrivée dans ce milieu j’ai découvert qu’il n’y avait pas de femmes ou presque… Du coup j’ai lancé un site « courir au féminin » qui avait pour but d’encourager les filles à se lancer dans l’aventure. Au fur et à mesure (en fait c’est allé très vite), on m’a proposé d’écrire un livre, des articles, de lancer un magazine « Running pour ELLES »… Et j’ai un blog parce que je suis bavarde et que mon journal ne me permet pas de publier des articles de 10 pages ! Bref moi la mère au foyer je suis devenue journaliste sportive sans rien comprendre à ce qui m’arrivait !

Et du coup, comment tu as commencé le trail?
Très vite le bitume m’a ennuyé… J’ai donc commencé le trail naturellement par le marathon du Mont Blanc (j’en rigole encore… pauvre folle !), puis les grands classiques comme la SaintéLyon. Je suis totalement pathétique en montagne mais je persiste… et je me prends des taules régulièrement. Par contre j’ai vite découvert le désert et là je peux le dire je suis devenue accro. Je pourrais arrêter de courir demain mais si on me disait que je ne pourrais plus jamais DSCN0670retourner dans le désert, j’avoue que cela me rendrait un peu malheureuse. Ce sont surtout des courses où les nulles en sport sont plus souvent à l’aise parce que pour les finir il faut d’autres qualités comme être une vraie tête de mule, un minimum organisée pour préparer son sac. Bref pour faire court, il m’arrive de ramasser des mecs qui valent moins de 3h sur marathon et c’est juste un peu jouissif !

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« Machine à laver berbère »

Aujourd’hui, tu fais des ultra un peu partout dans le monde. Comment arrives-tu à concilier cela avec ton travail, ta vie de famille ?
J’ai une chance folle, c’est mon travail ! Quand je pars sur une course à l’autre bout du monde, c’est comme si j’allais à un séminaire pro… C’est juste un peu plus rigolo ! Maintenant que les choses soient claires, ma maison n’est pas propre comme je le souhaiterai, je ne passe pas 8h en cuisine pour leur faire des petits plats, je fais simple et j’ai rendu ma tribu ultra autonome. Aujourd’hui surtout je n’en ai plus que 2 à la maison, ça facilite les choses. Ah oui parce que forcément on me pose toujours la question : non le papa n’est pas là de la semaine, il bosse à 300km donc la logistique, c’est surtout les super mamies et moi.

Quel est ton plus beau souvenir trail ?
Franchement c’est difficile à dire… J’ai des souvenirs incroyables quand même. Franchement si je ne devais qu’en retenir que 2, ce serait l’étape longue d’une course en Atacama où un orage sec a éclaté pendant la nuit. Le désert s’éclairait de rouge, c’était tout simplement incroyable. Et forcément courir avec les pingouins en Antarctique qui sont hyper joueurs !

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Et ta pire galère ?
Là aussi difficile de n’en citer qu’une parce que j’ai quand même vécu des trucs un peu durs parfois. Je dirais la plus récente, mon abandon l’année dernière sur l’UTMB que je n’ai toujours pas digéré et mon premier ultra dans le désert algérien. Je ne pensais pas que je pourrais souffrir autant pour une course… Je ne pensais qu’à une chose : me foutre en boule sur le côté et attendre qu’on m’achève. Ce qui est fou c’est qu’évidemment, tu finis, et quelques heures après lorsque tu es lavée et rassasiée, tu te dis que finalement ce n’était pas si terrible.

Quel est ton prochain objectif ? Ton rêve ?
Mon prochain objectif est dans quelques jours puisque je pars à Abu Dhabi retenter un 200km sachant que l’année dernière je me suis contentée du 100 ! Et mon rêve… Là encore il y en a plusieurs : le désert de Namibie et le Népal. Mais pas forcément en courant, du trekking tranquille m’ira très bien !

Est-ce que tu soutiens une association ? J’ai vu que tu es pas mal engagée pour promouvoir le sport au féminin…
Pour la première fois de ma vie je vais courir sous les couleurs de Mécénat Chirurgie Cardiaque la Maxi Race en mai. D’ailleurs à votre bon cœur Mesdames ! Après j’ai mes propres causes que je défends à titre privée qui touche toujours les femmes et surtout l’éducation qui pour moi la priorité absolue. Une femme instruite n’est souvent plus soumise, et ce n’est pas un hasard si l’on commence par leur interdire l’accès à l’école.

Par rapport au sport, si je coCIMG2813ntinue à raconter ma petite histoire, c’est vraiment pour convaincre que si une fille comme moi qui est quand même une buse en sport, soyons claire, arrive à finir des ultras, c’est un message d’espoir pour toutes les autres ! Comment espérer que les gens croient en vous si vous ne croyez pas en vous-même ? Et c’est valable dans sa vie privée et dans sa vie professionnelle.

Pour suivre les aventures de Cécile : http://runfitfun.fr/

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Interview d’Emilie LECOMTE : nature, plaisir et simplicité !


Elle est discrète, mais sachez qu’il y a une grande championne qui se cache dans notre groupe Facebook. Emilie LECOMTE, au palmarès impressionnant ! Aujourd’hui, elle se confie aux TEE lors d’une interview 🙂
Salut Emilie ! Tout d’abord, est-ce que tu peux te présenter rapidement?IMG_0364
Emilie LECOMTE, j’ai 36 ans, je suis Accompagnatrice En Montagne, organisatrice de stages et de séjours sportifs, et accessoirement, je cours aussi un peu, beaucoup, passionnément…!

Tu es aujourd’hui une grande championne du Trail. Est-ce que tu peux nous raconter comment tu as commencé?
J’ai démarré le Trail grâce (ou à cause) des Raids multisports, par lesquels j’ai commencer à venir au mode « compétition », et qui m’ont clairement mis le pied à l’étrier pour la pratique du sport en général. Avant cela, je ne faisais que du VTT en loisirs, et encore pas depuis si longtemps!
Ma première course en montagne c’était en 2007, le Trail des 2 lacs (le petit format de la 6000D), puis un an plus tard, je tentais ma deuxième expérience en Trail sur sa grande soeur,la 6000D justement, en Juillet 2008. ça m’a bien plu, mais à cette époque je faisais encore majoritairement du Raid multi avec l’asso Esprit Raid. Avec du VTT, et de l’orientation, on se marrait bien ! Ensuite, au début de la saison 2009, une fracture de la clavicule sur un Raid me contraint à l’arrêt provisoire du VTT. Du coup j’en profites pour courir un peu plus. Et me voilà lancée sur ma première vrai saison de Trail, avec la Diagonale des fous en ligne de mire, que je gagne d’ailleurs cette année là.

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Je me suis assez vite dirigée vers le format qui me plait le plus, la longue distance. N’ayant pas de culture « Athlétique » à la base puisque mise au sport très tard, je recherchais surtout le côté « Aventure », et « challenge perso », plus que l’aspect « compétitif » proprement dit.

De quel sport tu viens? Est-ce que tu faisais déjà un sport à « haut niveau » avant?
Non pas de « haut niveau », puisque je viens plus ou moins du VTT, en mode « Rando touriste », que j’ai lui même débuté assez tard. Dans ma jeunesse pas de sport, si ce n’est à l’école…IMG_6496

Quel est ton plus beau souvenir trail?
Des beaux souvenirs, il y en a beaucoup, à chaque nouvelles aventures en fait ! Mais si je ne devais en retenir que 2 ce serait le Record du GR20, pour l’aventure humaine incroyable que l’on a vécu avec mon équipe, et le Tor des Géants, pour les mêmes raisons.
Ces aventures reflètent beaucoup de valeurs de vie essentielles qui résument ce que représente la montagne, et le trail à mes yeux: le partage, l’entraide, l’humilité, le dépassement de soi, et l’esprit d’équipe…

Et ta pire galère?
Quand je me suis vu au panneau du km 5 sur le Eiger Ultra Trail cette année, sans jambes, avec des monstres crampes, pas de souffle, pas de jus, me dire « ouh punaise ça va être long! … »

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As tu une alimentation particulière aujourd’hui?
Je dirais une alimentation juste saine, et équilibrée oui. C’est un sujet qui me passionne beaucoup, parce que c’est un facteur à part entière de la performance, tout comme l’entrainement, et constitue l’élément fondamental à une bonne la santé d’une manière plus générale.

Quel est ton prochain objectif? Ton rêve?
Je participerai cette année à différentes courses du ChaDSC04374llenge Ultra Trail World Tour, à commencer par la Transgrancanaria, qui aura lieu en mars prochain.

Mon rêve? J’ai fait un rêve, oui, celui d’un monde ou l’homme arrêterai de détruire, et de polluer tout ce qui lui est nécessaire pour vivre : la nature, l’air, l’eau, la nourriture… Un monde ou l’homme ne serait pas assez stupide pour chasser au milieu des coureurs ou de promeneurs au risque de leur enlever la vie,  ou l’homme ne choisirai pas d’abattre des troupeaux de bouquetins sains et innocents par facilité plus que part nécessité…. Et enfin un monde ou l’on pourrait écrire, et rire de tout, ou sortir boire un verre tranquillement en terrasse, sans risquer d’y rester….

2015 a été une année révélatrice de la folie de l’homme. Mon rêve serait que tout le monde en ait conscience, et que chacun essaie d’apporter une contribution au bien être de la planète, tout simplement.

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Je crois qu’il y a une association qui te tient particulièrement à cœur aujourd’hui, tu peux nous en parler?IMG_7007
Oui! L’asso « Courir Ensemble » qui œuvre pour que des enfants atteins du Cancer puissent vivre des moments d’exceptions qu’ils soient sportifs ou non. Elle contribue ainsi à améliorer leur quotidien, et à leur donner la force de combattre.
http://www.courirensemble.ch/
https://www.facebook.com/Courir-Ensemble-415089075293834/?fref=ts

 

Un petit mot pour la fin?
Je voudrais souhaiter mes meilleurs vœux à toutes les TEE, pour une année riche en émotions, en aventures, en partage, en bonheur en tout genre, avec du sport aussi bien sûr, mais d’abord et surtout, une pleine santé pour que tout ça puisse exister! Prenez soin de vous, et au plaisir de vous croiser sur les sentiers ou ailleurs! 😉
Vive le Trail, vive le sport, et vive la vie!

Pour prolonger l’aventure avec moi, suivez moi sur:
Le blog: http://www.myraidunivers.com/
Facebook: https://www.facebook.com/Emilie.LECOMTE

Merci Emilie ! Nous aurons le plaisir de te voir bientôt à notre prochain rassemblement du 01 au 03 Avril dans l’Aveyron ! Pour celles qui le souhaitent, il reste encore des places ! 🙂 🙂 🙂
http://trailentreelles.com/rassemblement-emilie-lecomte-01-03-avril-2016/

 

Le palmarès d’Emilie Lecomte :

2015
1ère de l’Echappée Belle (144 km)
1ère du Tchimbé Raid (90 km)
1ère du Trail du Roc de la Lune (30 km)
1ère de l’Ultra montée du Salève
2ème de la Diagonale des Fous (164km)
7ème de l’Eiger Ultra Trail (101 km)

2014
1ère du Tor des Geants, 9ème scratch (330 km)
1ère du Grand Raid 73, 15ème scratch (73 km)
1ère Trail du Roc de la lune, 8ème scratch (60 km)
2ème de La Ronda del cims, 27ème scratch (170 km)
2ème du Dolomiti extrem trail, (53 km)

2013
2ème de La Ronda Del Cims (170 km)
5ème de la Transvulcania (76 km)

2012
1ère du Grand Raid de la Réunion (164 km)
1ère du Trail de l’Ardéchois
Record du GR 20 en Corse (41h22mn10s)

2011
1ère de l’Andora Ultra trail (112 km)
1ère Grand Raid 73
3ème du Trail de l’Ardéchois

2010
1ère du Trail des Aiguilles rouges, 20e scratch (53 km)
2ème du Grand Raid 73 (73 km)
1ère de la 6666 occitane, 15e au scratch (118 km)

2009
1ère du Grand Raid de la Réunion, (32ème au scratch)
3ème du Tour de la Grande Casse
3ème l’Annecîme (80 km)
1ère des Drayes du Vercors (58 km)
1ère mixte au Raid du Mercantour

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Corinne, une battante au grand coeur

[Isa] : Vous connaissez surement déjà Corinne 12399414_747699355364160_241006198_nDurand Milleto. Elle est très présente sur notre groupe et nous avons déjà eu le plaisir de la rencontrer en Septembre lors de notre premier rassemblement 🙂 Je crois d’ailleurs qu’elle sera également la en Avril ! 

Aujourd’hui, j’ai le grand plaisir de faire l’interview de cette traileuse au grand cœur que j’affectionne particulièrement 🙂

[Isa] : Salut Corinne, est-ce que tu peux te présenter rapidement?
 J’ai 51 ans, 3 enfants de 21, 23, et 25 ans, un gendre et une belle-fille, un petit fils de 11 mois, un mari qui a deux enfants, une nombreuse famille et une foule d’amis. J’étais orthophoniste en neurologie mais je ne travaille plus pour des raisons de santé, j’habite un petit village proche de Clermont Fd au coeur de l’Auvergne.

[Isa] : Si tu nous parlais un peu de ton experience trail ?
Sportive depuis toujours, je suis arrivée au trail en juin 2013, sur un défi lancé par un de mes frères. Notre frère ainé organise avec son club une course dans la région Lyonnaise, nous avons parié de tous y participer. L’aventure CAP commençait…
Mon gendre s’est découvert une passion pour ce sport et nous avons enchaîné ensemble les trails dans notre région, moi restant cantonnée sur les courtes distances, de 10 à 14 kms. Je me suis entraînée seule, courant avec mon chien dans les alentours du village, sans autre envie que celle de courir, et de combattre la maladie pour laquelle, parallèlement à cette nouvelle pratique sportive, je me suis retrouvée en arrêt longue maladie, avec un traitement lourd.
Je n’ai pas pu m’entrainer autant que je l’aurais souhaité, car je ne voulais m’éloigner de ma fille qui menait elle son combat pour donner la vie…

Puis en septembre 2015 , j’ai voulu passer à la vitesse supérieure, m’entraîner de façon plus rigoureuse, et m’aligner peu à peu sur des distances plus longues.  Je me suis engagée avec un coach, qui m’envoie le programme hebdomadaire par mail et nous communiquons par téléphone.
J’ ai couru le trail d’Anjony dans le Cantal, 1000mD+, 24 kms, le challenge du Roc du Diable prés de Clermont Fd : 18 kms en nocturne, suivi de 13 kms le lendemain matin.

Hélas depuis, arrêt du sport sur blessure au genou.

[Isa] : Quel est ton meilleur souvenir trail? Ton pire plan galère?
stage (37)Difficile d’extraire le meilleur souvenir de toutes ces images que j’ai lorsque je pense aux trails courus. Chaque ligne d’arrivée franchie est une victoire personnelle, un plaisir immense d’avoir couru, forcé parfois, malgré les douleurs, la fatigue.
Un excellent souvenir est le moment passé seule dans mon véhicule aménagé en camping- car, le soir du Roc du Diable, où, seule après l’effort, après la douche ( gelée 🙂 ) , j’ai mangé la meilleure salade de pâtes jamais dégustée, pensant aux kms sur lesquels j’allais partir après quelques petites heures de sommeil.

Et bien sûr : super souvenir que le week- end passé dans les Alpes avec les TEE, notamment Isa, notre café partagé lors de notre descente boiteuse 🙂

[Isa] : Euh oui.. Il faut savoir que j’ai réussi à me tordre la cheville lors du rassemblement, et Corinne s’est dévouée pour me raccompagner jusqu’en bas.. Ca c’est d’ailleurs vite transformée en balade gastronomique.. 😉 Mais ca c’est une autre histoire !

Je n’ai pas le souvenir d’avoir vécu une galère lors de trail, mais je garde le souvenir d’un long moment de solitude au 18 ème km du trail d’Anjony. Nous n’étions qu’une cinquantaine engagés, j’étais la dernière. Je me suis retrouvée seule dans la forêt, je n’en voyais plus la fin, je ne voyais ni n’entendais personne… Je me suis dit que jamais je ne pourrais finir, je pensais m’être perdue : plus de coureur, plus de signaleur.. J’ai ressenti une drôle de sensation d’abandon, de solitude, .et puis j’ai pensé qu’il était hors de question de ne pas arriver, que mon fils, ma belle- fille et les amis m’attendaient, et que je courais ce jour là pour un enfant malade qui ne pourrait plus courir lui, un jour… Je suis repartie , je suis arrivée !!

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[Isa] : Est-ce que tu peux nous parler un peu de toi? De ta maladie? Ton combat, ton quotidien, comment tu adaptes tes entertainments?
10555070_747699675364128_486388583_nAtteinte d’une spondylarthropathie depuis fin 2008, (atteinte de la colonne vertébrale, des sacro-iliaques et des articulations périphériques), avec uvéite ( inflammation de l’oeil cause de cécité), en arrêt maladie puis mise en invalidité professionnelle en juin 2013, ma vie a basculé.
Hyper active, je me suis retrouvée à la retraite à l’âge de 49 ans. Sous traitement de chimiothérapie, cortisone à haute dose et biothérapie, qui met le système immunitaire à l’arrêt, j’allais vivre toute ma vie accompagnée de cette nouvelle copine, sans pronostic vital, mais avec le risque de ne plus marcher, de perdre la vue !

J’aime tellement la vie qu’il n’était pas question de laisser gagner cette compagne de vie.

Je pratique le sport de façon intensive pour contrer les effets des médicaments, pour lutter contre l’ankylose des articulations causées par l’inflammation et contre les douleurs provoquées par la spondyl, douleurs qui disparaissent avec la pratique sportive. Cette dernière me permet aussi de garder le moral, de prendre ma dose d’endorphines et également de dépenser le trop plein d’énergie que j’ai en moi de naissance 🙂

Course à pied, boxe, natation, renforcement musculaire…l’activité journalière est d’une importance capitale pour être en forme, physique et mentale. Actuellement, l’arrêt dans l’attente du diagnostic et du traitement adapté au genou provoque le regain des douleurs dorsales.

Quand mon corps est en crise, j’adapte les entraînements, en me reposant plus, mais j’essaie de garder la course, parce que c’est une activité d’extérieur qui me vide la tête et parce que mon chien a besoin de se dépenser : )

Certains jours, la fatigue est telle que je me traîne et ne peut rien faire. Étrange ressenti que celui d’ouvrir les yeux au réveil avec une sensation d’épuisement, l’impression que je ne pourrais passer cette journée. Le corps est parfois tellement coincé qu’il faut deux heures pour le déverrouiller, pour le retrouver fonctionnant dans son intégralité.

Mais la majeure partie du temps, je suis en forme, et nul ne peut se douter de cette spondyl en moi… 🙂

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[Isa] : Je crois que a coté tu fais beaucoup de choses, tu es notamment très actif dans le plan associatif ! Peux tu nous parler un peu de tout ca ?
L’inactivité n’est pas mon truc. En travaillant, j’avais déjà des activités associatives.
La liberté que procure l’arrêt professionnel m’a permis de m’investir à plusieurs niveaux. Afin de m’intégrer dans la vie du village où je suis arrivée il y a 4 ans, j’ai rejoint le Comité des Fêtes, l’équipe des bénévoles qui gère la médiathèque, et afin de donner de mon temps sur un plan humain, j’ai proposé mes services aux personnes âgées de mon village, pour les conduire chez le médecin, aller chercher des médicaments …

Rejoignant l’association nationale de lutte contre les spondylarthropathies, j’ai créé l’antenne régionale Auvergne, dont le but est de rassembler les personnes atteintes pour un soutien moral et un échange d’informations.

Enfin, l’ association qui me tient à cœur est celle des « Soloudaires « , dont l’objectif est de soutenir les enfants hospitalisés en cancérologie au CHU de Clermont- Ferrand. Nous avons créé cette association à la suite d’un groupe FaceBook fondé par un père dont la petite fille était atteinte d’une leucémie. Sportifs, nous avons pendant un an additionné les kms parcourus en marche, course, natation, pour réaliser la distance de la terre à la lune, afin d’aller lui décrocher celle-ci pour la guérir. Pari réussi, elle est saine et sauve. Nous orientons désormais nos challenges, nos recueils de dons pour améliorer le quotidien des petits malades au sein de l’hôpital.

Mes journées sont donc bien occupées.

Aujourd’hui, je bénis cette maladie qui m’a frappée et que j’ai apprivoisée, car elle m’a permis de changer de vie, d’avoir du temps pour moi, et d’abord et surtout pour les autres, dont mes enfants bien sûr qui même jeunes adultes font encore appel à mon soutien. Grâce à la spondyl, j’ai pu soutenir ma fille qui a subi deux fausses- couches tardives, perdant deux enfants en 2013 et 2014. Hospitalisée pour sa 3ème grossesse, elle est aujourd’hui maman. Si ma vie n’avait pas changé, jamais je n’aurais pu être présente comme je l’ai été.

J’ai pu également prendre du temps pIMG_2226our partir sur le Chemin de St Jacques par petits
morceaux. J’espère repartir ce printemps.

Enfin, je profite désormais de ce nouvel état heureux qu’est celui de grand-mère et la présence de mon petit- fils est un merveilleux cadeau de la vie.

Active, disponible, libre de faire de nombreuses choses, découvrant de nouvelles activités, pratiquant du sport à loisir, bouillonnante de projets, je bénéficie d’une vie riche et agréable, alors ….merci spondyl !

 

Merci pour ton témoignage émouvant. Tu nous donnes à toutes une belle leçon de vie.. En espérant te revoir très bientôt ! Bon rétablissement !

La recette pâte de fruits par Carine

Salut Carine ! Est-ce que tu peux nous faire une rapide présentation?
Carine Dordan, catalane de Perpignan, la 40aine bien entamée, 2 grands garçons ados, pas de chien, pas de 4×4, des idées sociales revendiquées, un caractère trempé, une certaine folie douce, parfois borderline, pas hypocrite (voire trop franche) et addict à mon indépendance. Trop entière pour la demi-mesure, je ne sais pas faire semblant. Puis…tout se lit sur mon visage. Alors il suffit juste de me regarder pour me comprendre. Un cœur qui bat sûrement lentement mais qui bat pour des émotions fortes.image10

 

 

 

 

 

 

 

Durant le rassemblement à Samoens, tu nous as intrigué avec tes pâtes de fruits maison. Tu nous livrerais ton secret? 🙂

Avec grand plaisir !

Pâtes de fruits « Home Made By Moi » : Temps de réalisation 20 minutes12046600_10207593521496073_4653514371678654287_n

  • 250 gr de fraises ou fruits, à mélanger ou non (fraises et/ou bananes, dattes et ou bananes, figues, pommes et/ou bananes, coings, abricots, poires, etc etc)
  • 150 gr de sucre blanc,
  • 4 cuillères à soupe de sirop d’agave (optionnel)
  • Amandes, pistaches, noix, noisettes, raisins secs (optionnel)
  • 1.5 sachet de Vitpris (Alsa)

Pour faire de plus grosses quantités, doublez, triplez ou quadruplez les doses !!!

Préparer les fruits, les nettoyer (peler si besoin) et les mixer (pas besoin de Thermomix, hein !!!! 😉😉😉😉. Un simple mixer pas cher suffit !!!)
Mélanger le Vitpris, le sucre, le sirop d’agave (optionnel !) et en option aussi les fruits secs (noix, amandes, pistaches etc) aux fruits mixés, et poser le tout dans la casserole sur un feu doux jusqu’à la fonte totale du sucre sans cesser de remuer (risque de grumeaux). Une fois le sucre fondu, porter à ébullition et maintenir 5 min tout en remuant et le tour est joué !

Au préalable, préparer un petit moule rectangulaire et apposer une feuille de papier sulfurisé, verser la mixture chaude et laisser refroidir. Mettre ensuite au réfrigérateur. Quelques heures plus tard, couper en lamelles et envelopper dans du film alimentaire… Conservation plusieurs mois !

Lors des ravitos, pas besoin de les déballer, il faut juste presser le papier et la barre glisse à l’intérieur du film, l’absorption est rapide et super digeste ! Vous pouvez aussi remplacer le vitpris par du Agar-Agar mais le temps de prise en gélatine est plus long et la texture moins fondante. De plus le goût est un peu amer.

À vos fourneaux…et à vos papilles !!!
Et pour le prochain rassemblement TEE : BATTLE de recettes maison pour ravitos Trail 😉

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Merci 🙂 
Et si tu nous parlais un peu de ton parcours en trail maintenant?

IMG_0221Mes premiers émois en cap remontent au collège avec une 3ème place individuelle et une 1ère place par classe au cross du collège. Pendant les études supérieures, pas facile de toujours continuer et suivre avec assiduité… Mais passionnée de sport, de ski, de montagne, de neige, de glisse, de défis, j’ai toujours eu beaucoup d’activités physiques. Après la naissance de mes 2 garçons j’ai repris la cap avec du fractionné. Mais de grosses blessures à répétitions m’ont éloignée du fractionné (6 fractures de fatigue avec plâtres en 3 ans et 1/2… Et autant de périostites).

Ce sport est synonyme pour moi de découverte, de partage, d’indépendance, de liberté, d’évasion, de rencontres, d’autonomie et de dépassement personnel…donc cela a été une évidence avec le caractère que j’ai ! Besoin de personne, pas de contraintes horaires, et terrains de jeu faciles à trouver vue la variété de mon département (66) qui s’étend de la mer à la montagne.

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Voilà tout simplement comment je suis venue au Trail, en m’entraînant sur les circuits nature, la montagne et le vallonné. Et les organisateurs de courses des Pyrenées-Orientales profitaient de la diversité du département et de sa géographie, pour organiser ce que l’on appelait « à l’époque » (avant que le mot Trail ne devienne légion…) les cross, les courses nature et montagne. Passionnée par la découverte, la variété des éléments et des terrains, le trail a donc été une suite logique…puisque je faisais déjà des sorties nature à la découverte de nouveaux lieux ! D’ailleurs je choisis mes courses à l’envie, à la variété, à la découverte et à la beauté, et non de façon tactique ou pratique. Il faut que je sois séduite avant tout, que le lieu me transporte, que la nature me fasse rêver, que le voyage soit mental, que le défi soit personnel. Sans magie, sans ambiance, sans partage, l’intérêt est pour moi réduit à néant.
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Quels sont tes plus beaux moments TRAIL aujourd’hui?
image21Mes plus belles émotions sportives, je les ai vécues sur route avec les Marathons de NY et Paris, avec un chrono de 3h44. Puis en trail à l’arrivée du Marathon des Causses aux Templiers. Puis ensuite à l’ITT de Val d’Isère, au grand Trail des Templiers, à l’ecotrail de Paris et surtout lors d’ultras sur la Cordillère Blanche au Perou et sur la Bolivia Ultra Race. Beaucoup d’émotions partagées, et j’avais conscience de tout le chemin parcouru et reparcouru pour en arriver là…

 

Tout cela demande une sacrée préparation ! Comment est-ce que tu gères tes entrainement aujourd’hui?
Mes entraînements sont artisanimage12aux, surtout par le fait que je jongle avec mes blessures qui sont une épée de Damoclès permanente, mon travail et mes mes garçons Louis et Charles. Et puis suivre un plan, ça m’indispose ! Je pratique aussi le fitness en salle de sport pour la PPG : body pump, RPM, CX, etc. Et tous les we d’hiver je monte aux Angles (station de ski 66) pour ski, ski de Rando, Run.

Ces 5 dernières années ont été en dents de scie voire certaines catastrophiques pour moi à cause des fractures : annuler des courses, renoncer à des dossards, voir s’envoler des gros défis, regarder les copains partir sur des événements, lire les posts, devoir rester immobilisée…sont autant de coups de poignard qui engendrent des douleurs morales bien souvent supérieures aux physiques. C’est alors qu’il faut puiser dans son mental et qu’il sert énormément.
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Après une fin d’été 2012 où j’étais autorisée à trotter gentiment…ma reprise s’est faite dans le dur. J’avais terminé 2ème du challenge snow Trail Salomon, et j’étais invitée par la marque à courir l’Ubaye Trail en août. Je me suis alignée sur le 25kil et ses 1200 de D+ avec seulement 3 sorties de 6km sur du plat !!! Tout au mental… Puis j’ai enchaîné avec quelques trails (Collioure, les Templiers et son marathon des Causses et le snow Trail la Romeufontaine). J’ai refait NY pour la 3ème fois en 2013 avec une fracture du tibia…dans des douleurs horribles mais sous les 4h malgré des arrêts incessants. Puis il y a eu beaucoup d’autres trails et ultras : le plus beau en Europe étant celui à Zermatt au Cervin, le « Matterhorn Ultraks ». Le Perou et ses 220km pour 13000D+, puis la Bolivie à courir entre 4000m et 6000m d’altitude.
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Mais ma joie de vivre, mes petits bonheurs, l’envie de parcourir des chemins insolites, de gravir de nouveaux sommets, de trotter entre amis, de découvrir des paysages merveilleux, de me retrouver avec moi-même, de vivre des défis personnels grisants, de communier avec les éléments, bref, de me sentir vibrer et vivre…est intacte !

J’espère cependant que mon plus beau souvenir reste à venir, reste à réaliser, reste à partager, reste à sceller ! Je pars en janvier pour un ultra en Patagonie/Chili avec mon ami Christophe Le Saux…et c’est un sacré morceau !!

Nb : je n’aime pas l’été, je suis un ours, amoureuse du froid, de l’hiver, de la neige, des ciels bleus et ensoleillés de l’hiver, donc…plutôt Tromso que les Sables pour partager un défi :)))image4image3

Merci de nous avoir fait rêver avec toutes ces photos magnifiques !
Pour finir, un petit mot sur ton boulot, qui je crois à un rapport avec le TRAIL?
Je suis, par passion et par loisir, (car j’ai un « vrai » travail à côté) testeur de produits course à pied et rédacteur pour le magazine TraileurZ. Être rédacteur et testeur, c’est associer la tête et le corps, c’est faire rouler 2 machines pour un seul plaisir…le nôtre !

Christiane, ex-obèse et TRAILEUSE !!

Christiane, bientôt 54 ans, 1m75, ex-obèse et TRAILEUSE !!

Les 20 premières années de ma vie la course à pied et surtout la marche athlétique faisaient partie intégrante de mon quotidien, je pratiquais la marche athlétique en compétition et j’étais très bien classée au niveau régional, puis je me suis mariée, j’ai eu des enfants, j’ai cessé de travailler et au fil des années, j’ai cessé toute activité physique les kilos superflus sont arrivés, mais pas juste 5 ou 10 comme tout le monde, mais plutôt 30, 40, 60 puis 70 kg.11807671_1028551720511150_3659225429906042864_o
J’étais ce qu’on appelle en « obésité morbide », cela veut dire que mon espérance de vie était menacée.

Bien sûr des régimes au cours de ces 35 dernières années, j’en ai fait comme toutes personnes avec des problèmes de poids, mais on ne perd pas 70 kilos comme on en perdra 4 ou 5. Et les régimes à répétition ont eu pour conséquence de bousiller mon métabolisme de base donc au bout de quelques années le corps résiste à toute restriction alimentaire et refuse de maigrir, c’est paradoxal, mais c’est comme ça.

 

2012, dépressive, en pleine ménopause et au maximum niveau poids, je fais 140 kilos, je n’avais que 2 solutions : mourir ou perdre du poids.
J’ai fait les démarches pour une chirurgie bariatrique dans mon cas un by-pass fut programmé, pour septembre 2013…

Opération le 2 septembre 2013 hospitalisée une huitaine de jours, au cours de la 3 ème semaine post-op. ne me sentant pas trop mal, j’ai décidé d’aller marcher… 20 minutes la première fois, j’ai fait le tour du pâté de maisons et j’ai survécu !! youpi !
Au fil des mois et grâce à la perte de poids qui s’est bien amorcée, j’ai augmenté en durée : 30′, 40′, 1 heure, puis j’ai commencé la randonnée, des sorties de 2, 3, 5 heures avec des dénivelés de plus en plus importants.

11794519_1028551487177840_6786896376946863365_oDepuis octobre 2014, je me suis remise à la course à pied, j’étais encore en surpoids, mais plus obèse, je faisais environ 80 kg, je sais que je dois être prudente, y aller en douceur être à l’écoute de mon corps, les débuts sont difficiles, je débute par quelques dizaines de mètres, mais ma ténacité m’a permis le long de ces mois d’hiver d’allonger la distance, mais hélas, je ne progresse pas, enfin pas assez vite à mon goût…C’est là que je fais la connaissance sur FB d’un groupe de nanas assez sensationnelles les TEE qui sont toujours là pour donner un coup de main aux débutantes, MERCI à vous toutes, j’ai appris énormément en vous lisant. Et surtout en appliquant vos judicieux conseils.
Samedi dernier, 20 juillet 2015, j’ai réussi pour la première fois à faire 20 km non-stop. En 2h30, je suis loin des performances de certaines filles du groupe, mais quel plaisir quand je regarde d’où je viens pour moi, c’est une petite victoire…. Et ce n’est pas fini !!

Marjery, une femme qui entreprend !

marje (8)Salut Marjery, si pour commencer tu nous parlais un peu de toi ?
J’habite en Haute-Savoie au pied des Aravis. Je suis maman de 3 enfants (10 et 2 fois 5 ans ) : des petits sportifs en herbe, vélo, rando, piste, tennis pour le plus grand, via-ferrata.. Hyperactifs ! Mais bon les chats ne font pas des chiens … 🙂 !

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Comment as-tu commencé le Trail?
J’ai toujours été sportive : gamine, j’ai fait sport-étude gymnastique  à un niveau national. Mes parents m’embarquaient souvent mes frangines et moi en vélo en montagne… Ça laisse des traces !

Puis on rencontre l’homme de sa vie qui fait du Trail et on se dit : Why not ? Pourquoi pas moi ? Alors on se jette à l’eau ou plutôt on se met à courir là-haut 🙂

 

marje (6)Est-ce que tu peux nous parler de ton expérience en Trail?
L’an passé quelques top 20 féminine dont à Samoëns sur le 20km et sur la Sauvage à Pralognan un 28km (1100+ et 1800-)… et une fracture du pouce au 20ème km !!
Pour moi le Trail c’est surtout de beaux paysages, un sport encore convivial, de belles rencontres, une belle énergie en course…
Espérons que cet esprit perdure ! En plus aujourd’hui on est girly même dans l’effort et pleine de boue !!

Tu travailles aujourd’hui sur un projet de poudre énergétique BIO, est-ce que tu peux nous en dire plus?
En effet, Alain Roche mon coach sportif a développé un produmarje (4)it énergie d’endurance sans conservateur, ni additif, bio et fabriqué en France. Énervé par des listes d’ingrédients qui ne tiennent sur les emballages des produits concurrents, il a sauté le pas et investis toutes ses économies dans sa préparation. Il a formulé cette poudre en accord avec ses valeurs : du bio et du naturel. Un esprit sain dans un corps sain.

Je suis convaincue par son produit : il correspond aussi à mes valeurs et je crois en la possibilité de l’introduire sur le marché mais la route est longue et les géants de la diététique d’endurance ne laisse que peu de place… Mais j’y crois et mon chéri dit de moi que je suis une lâche rien ! 🙂

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La crème sport déjeuner est une poudre qui permet de réaliser une crème repas à préparer sans cuisson.  Elle est riche en acides aminés (amande). En effet, après un effort de longue durée ayant provoqué des traumatismes sur les cellules musculaires, le corps a besoin d’un renfort en acides aminés. L’apport en protéines doit se concentrer dans les deux à quatre heures dès la fin de l’exercice.
C’est un produit unique à faible teneur en gluten avec 3 fenêtres d’utilisations :

– Un petit déjeuner énergétique naturel sous forme de crème à la texture onctueuse : collation idéale avant une compétition d’endurance ou une journée active. Cette crème a été spécialement élaborée pour renforcer le stock de glycogène avec des apports en glucides à index glycémique modéré ce qui évitera une trop forte montée de la glycémie (taux de sucre dans le sang).

-Une boisson liquide naturelle pendant un effort de longue distance. Cette boisson vous apportera un maximum d’énergie par une diffusion progressive tout au long d’une épreuve longue durée avec son apport en glucide à index glycémique modéré.

– Un aliment naturel de récupération après l’effort : recharge en glucides indispensable pour reconstituer le stock de glycogène.

Ne pas oublier non plus un détail qui a son importance : le glycogène est toujours lié à l’eau : 1g de glycogène est rattaché à 2,5g d’eau environ. Sans eau, pas de stockage en glycogène !

Version sans gluten à venir prochainement.

Du coup les girls si vous aussi êtes soucieuse d’apporter le meilleur à votre corps … Que vous avez l’habitude d’utiliser des produits d’endurance avant-pendant et après, essayez le bio et le naturel..

Vous pouvez acheter ces produits sur : http://www.boutique-diet-sport-energy.com/

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Hélène, débordante d’énergie et de projets !

IMGP0190Bonjour Hélène ! Tu es une personne impliqués dans de nombreux projets et on avait envie de mieux te connaitre ! Est-ce que tu peux te présenter rapidement?
De mon prénom Hélène, de mon nom Donzier, de mon âge : 32 ans, de mon statut : mariée et mère de trois adorables blondinets ! Annécienne depuis 5 ans, j’ai passé mon enfance à l’étranger, avant de choisir la région de mon mari la Haute Savoie !  

Comment es tu tombée dans la marmite du Trail?
Je suis tombée un beau jour de 2005 sur les premières revues de Trail, et en arrivant à Marseille me suis précipitée pour m’inscrire au Marseille Trail Club, mon club de cœur dans lequel j’ai rencontré des personnes extraordinaires !


Quelle est ton expérience en Trail?
helene00001L’esprit de compétition en sport nature n’est pas vraiment mon dada ; j’admire celles et ceux qui s’engagent sur toutes ces courses. Pour ma part, je cours tous les jours sur mes sentiers du Veyrier, du Parmelan, du Fier entre 1 heure et 1 heure et demie, c’est un besoin quotidien, et un moment solitaire que j’apprécie plus que tout : seule au milieu de la nature, et des montagnes !

As tu une anecdote croustillante à nous raconter?
Plusieurs même 🙂
Dans le Veyrier l’an passé ; alors que j’entamais une bonne côté raide, je croise un marcheur seul, bizarre, pas très avenant physiquement : gros coup de stress, du coup j’accélère à m’en décrocher les poumons, quelques mètres plus haut je croise une femme, une marcheuse ; je me permets de lui dire que plus bas il y a un homme bizarre seul, sa réponse :
«  Oui c’est mon mari, il est pas méchant vous en faites pas ! »
«  ….  »
GRAND GRAND moment de solitude !

Et puis aussi, il y a quelques semaines, je me suis retrouvée nez à nez avec un énorme sanglier, qui n’était pas décidé à me laisser passer, un gros coup de flippe, un bon sprint, et du coup un bon fractionné !

Mais rien qui ne pourrait effrayer une fan de sensations fortes comme toi 🙂 Si j’ai bien  compris, tu es un peu «touche à tout»  ! Tu peux nous en dire plus?
Je suis multisports : escalade, tennis, alpinisme, natation, roller, ski sous toutes ses formes (de fond, nautique, de rando, de piste), trail, VTT,vélo de route, cascade de glace, paddle, chute libre, kayak, et à partir de cet été : parapente et kite surf….
Assoiffée de défis et de sensations, je ne respire bien qu’en altitude, et surtout quand l’adrénaline monte !

C’est pourquoi tu as intégré une association de sport montagne assez particulière.. helene00002
J’ai intégré GIRLS TO THE TOP en décembre dernier : une belle asso créée par Clémentine Junique, et Alice Grenier. De sacrées sportives, et sacrées nanas, qui souhaitent promouvoir les sports de montagne au féminin : permettre à des femmes de s’initier, de partir ensemble en montagne, d’être autonomes, et de partager leurs expériences !
Nous sommes actuellement sur la préparation de beaux défis, venez voir le site, et suivez la page Facebook, le prochain challenge se passe très bientôt !

Et forcement, une sportive accomplie comme toi se devait de monter sa société dans le sport..
IDVERSO135Je viens de créer ma société pour mêler en un seul toutes mes passions : les enfants, la création, le sport, l’adrénaline, et le challenge !

1. le pôle Kids : formules anniversaires enfants tournées vers la nature, le sport, la montagne, la découverte, la création etc…

2. le pôle Sport Events : mettre en place des Villages enfants sur les manifestations sportives avec deux formules : prise en charge complète des enfants sur le temps de la course ce qui allège la logistique des parents, et permet aux enfants d’être sur le site en profitant d’ une journée riche en animations et activités, et la formule d’ateliers à la carte ouverte aux enfants accompagnés par contre !

3. le pôle Events : animations, ateliers pour enfants sur tout type Evènements : mariages, garden party etc… toujours dans l’esprit d’offrir des prestations inédites, qui sortent des grands classiques !

J’ai ma page facebook : HDAY DREAM , et mon site http://www.hdaydream.com !

Et pour finir, si tu nous parlais de ton challenge un peu fou? 🙂
IMGP0192Le HDAY DREAM TOUR est un challenge que je me suis lancé cet été pour soutenir deux assos : je vais faire la traversée des Alpes du Nord au Sud en solitaire avec mon sac d’alpi et ma guitare. Je compte donner dans chaque refuge un concert pour récolter des fonds pour ces assos !

Emmanuelle, un grand sourire et un immense courage

Salut Emman11095537_10204259168460263_1649624786_nuelle ! On admire ton courage et on est vraiment contente de pouvoir t’interviewer aujourd’hui !  Peux-tu nous parler de toi ?
J’ai 37 ans, en traitement pour un double cancer du sein depuis un an. Je vis ma maladie comme un Trail, je n’ai jamais arrêté de courir pendant les traitements.  Je tire ma force de la course à pied et je compte bien franchir la ligne d’arrivée !!

Impressionnante ! Cela fait longtemps que tu as commencé le Trail?
Je cours depuis 3 ans et demi avec une nette préférence pour le Trail et la course nature : j’aime les longues distances, aux alentours de 50 km.
Je cours uniquement pour le plaisir, en osmose avec la nature, les 5 sens en éveil, j’arrive toujours à papoter en cours de route et je mets un point d’honneur à remercier les bénévoles ! J’aime finir une course avec des étoiles plein les yeux et surtout je garde le sourire !

J’ai cru comprendre que tu avais plusieurs projets en cours : tu peux nous en parler un peu plus?
J’ai été choisie par Karine Zeimer pour être la marraine de son défi Run Amazones cet été : 500km de Gennes à St Flour pour sensibiliser au dépistage précoce du cancer du sein ! Vous trouverez ici notre site  et notre page Facebook.

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Une fois la page de ma maladie tournée, j’aimerai créer mon Trail rose !

Est-ce que tu as un anecdote à nous raconter?
Plan galère ! Je me suis retrouvée en brassière au milieu de dizaines d’hommes juste avant une grande montée car j’étais trop couverte !!! Mais finalement j’en ai bien ri !! 🙂

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Et ton plus beau moment?
Mon plus beau moment..quand j’ai rencontré mon Mamoureux sur le semi de Paris il y a 3 ans.. 🙂

Malgré ton cancer, tu trouves toujours la force de co11180074_10204259168380261_242291314_nurir?
Je me nourris de chaque course, j’engrange un maximun de bonnes sensations, notamment avant chaque opération chirurgicale ! Quand je suis au bloc, je pense à ma dernière course avant de m’endormir..
Depuis un an à chaque foulée, je pense que j’ai la chance de pouvoir encore courir, même si parfois mes cicatrices me font souffrir ou que les traitements me fatiguent, je me dis que courir c’est vivre et avancer, et la vie peut être si belle..
Pour finir : le cancer du sein touche 1 femme sur 8 ou 9 ! C’est énorme !!! Alors un petit dépistage en passant…

Merci pour ce beau témoignage Emmanuelle. Tu es vraiment un bel exemple de force et de courage. On a vraiment été très touchées par ton témoignage.
Je suis hyper fière d’appartenir à la communauté Trail entre elles <3

 

Gil MORIN, 64 ans et une peche d’enfer!

DSCN5314Salut Gil, ca fait un moment que tu traînes sur le groupe Trail entre Elles et on était curieuses de te connaitre… Est-ce que tu peux te présenter rapidement?
Je suis Gil MORIN née le 05 /02 /1951 à CREST dans la DROME.

Waouw ! Donc tu es quasiment la doyenne de notre groupe ! Comment tu as commencé la course à pied?
Je suis en retraite depuis 2011, cette année-là, j’ai commencé la course à pied sérieusement !
ai un petit passé sportif mais sans compétition. Je pratiquais VTT, vélo route, ski alpin, ski nordique skating, salle de sport, randos.. Bref, je me suis rendu compte que j’étais endurante ! Après quelques soucis de santé en 2005, je me suis retrouvée chanceuse de m’en sortir indemne !!
L’expérience en salle de sport m’a permis de rencontrer une fille extra qui m’a donné l’envie de me dépasser. Je ne m’éclatais pas sur les tapis de course ou elliptique , rameur, donc me voilà partie sur les routes !
J’ai commencé par 4 ou 5 km puis 10km et première course ! J étais contente, pas dernière et pas trop à l’agonie !

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Et du coup naturellement tu t’es orienté vers le Trail?
M’entraîner seule ce n’était pas motivant, j’ai trouvé un club sympa : » les baskets fumantes « . Et du coup, plein de conseils, la sécurité, l’envie , l’amitié, le partage de bons moments avant et après les courses.
Je cours presque tous les dimanches en compétition, soit dans mon département (le 84) ou les départements voisins. Je monte en puissance dans les kilomètres, mais je délaisse le goudron de plus en plus pour les chemins, les singles.
Ça monte, ça descend, les odeurs, les paysages, la NATURE quoi !!! D’où mon choix pour le phoca_thumb_l_IMG_2323TRAIL.
Je retrouve souvent les mêmes personnes, on partage la même passion. La pratique de cette discipline est différente selon les personnes. Moi, par exemple, je ne peux pas faire un parcours cool ! Je cherche souvent un bon chrono (correspondant à ma catégorie bien sûr) et aussi je suis meilleure en descente qu’en montée.

As-tu quelques anecdotes croustillants à nous raconter?
Une fois, je me suis trompée de chemin avec le balisage est un peu défaillant ….et j’ai entraîné avec moi une dizaine de personnes !!!  On se retrouve à chercher la bonne piste !! À travers champs ou bois !! On crie et on attend une réponse pour s’orienter….. C’est marrant et on oublie tous les tracas ! Et enfin…on retrouve le tracé !! Ouf !!  Je reconnais des filles qui finissent en général derrière moi !!! Du coup, je me suis mise dans le rouge pour reprendre ma place

Voilà, je suis folle !! Une WARRIOR comme dit une de mes copines… 🙂

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Une grande folle oui 🙂 Quels sont tes prochains défis?
– le semi trail de CREST le challenge de VALDROME le 10 mai
– le PIC ST LOUP 18 ou 19 kms le 16 mai
– le TRAIL de l ‘AUBRAC 28 kms (je crois) le 21 juin ce sera ma plus grande distance ! Si je la passe bien je tenterai un marathon……on verra !! 😉 😉

Est-ce qu’il y a un trail en particulier qui t’a marqué?
L’an dernier, j ai fait les 24 km de la course EIFFAGE à MILLAU. Mais là bonjour les dégâts !! J’ai fini les 12 derniers km avec la clavicule cassée à gauche et entorse légère du poignet et du pied droit, et une bosse comme un œuf de pigeon sur la tempe à gauche !!!
Je me suis arrêtée au poste de secours pour prendre de la glace pour mon épaule : le médecin ne voulait pas que je reparte !! J’ai du signer une décharge et je suis repartie mon bras coincé dans le camelbak !!
Ma copine qui était avec moi était super inquiète et moi têtue comme une mule !!!
J’ai passé la ligne d’arrivée, ensuite pompiers, ambulance et urgence En fait, on secrète des endorphines qui m’ont anesthésié la douleur ! 

Ah oui effectivement, une sacré Warrior ! Mais comment tu as fait pour te mettre dans un tel état?
J’ai fait coucou à un groupe de personnes qui était sur une butte avec leur banderole. Je me suis approchée du bord de la route et il y avait un dénivelé avec un caniveau en ciment. Je me suis tordu le pied et je suis partie dans le caniveau J’avoue que j’ai eu peur !! Ma tête a tapé fort ! Ma copine m’a dit que le bruit était impressionnant !! Bon en conclusion, je dois refaire cette course pour un chrono meilleur. 😉 Surtout que l’ambiance est extra : 15 000 personnes ! Un beau serpent coloré qui grimpe à l’assaut du pont de MILLAU !!!

Euh, tu en as encore beaucoup des histoires comme ca!!?
Le 7 mai sur une petite course dans mon village, LE THOR 84250, j’ai sauté une bosse de 1m de haut : mal réceptionnée, je tombe sur le côté et j’ai le bouchon de ma gourde qui m’a fêlé une cote.

La aussi tu as finis ta course je présume?
J’ai aussi fini ma course………

Bon, et à part toutes ces cascades, quel est ton meilleur souvenir sportif?
DSCN3337Quant à mon meilleur souvenir sportif, je pense que c’est ma place de 2e V3F au semi d’AIX en PROVENCE en 2012.  Je ne m’y attendais pas du tout, j’avais eu des problèmes intestinaux pendant la course, je ne savais pas ce qui se passait…. J’ai mis 2h11.
J’étais contente mais je ne pensais vraiment pas faire un podium !! Mon mari m’annonce ça , j’ai du regarder 3 fois pour le croire…

 

Merci Gil ! Tu es décidemment impressionnante ! Bon les filles, si vous voulez un tutoriel « Comment faire une écharpe avec un Camelbak », vous savez à qui vous adresser 🙂